Bilan sportif 2019-2020: un goût d’inachevé!

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Cher⋅es adhérent⋅es, cher⋅es escrimeur⋅ses, la saison 2019-2020 a été profondément bouleversée, depuis le 13 mars 2020, par la crise sanitaire et l’épidémie de COVID-19. Le confinement des français⋅es sur l’ensemble du territoire a stoppé les activités salariés, sociales, économiques, culturelles et sportives. Bien qu’amputé de plus de 3 mois, le bilan sportif du CEFC mérite tout de même d’être présenté, et les actions de ses salarié⋅es et bénévoles d’être valorisées !

  •   Des licences et des effectifs stables nombreux !

La saison 2019-2020 du CEFC avait démarré sous les meilleures auspices avec l’adhésion de plus de 250 membres (l’association comptait 264 membres enregistrés lors de l’arrêt définitif de la saison le 13 mars 2020).ous comptons également des pratiquant⋅es licéncié⋅es à la FFH avec la pratique de l’escrime en fauteuil, intégrée aux cours d’escrime des valides, et la pratique de l’escrime pour les non-voyant⋅es et mal-voyant⋅es.  Le club a redoublé d’effort pour accueillir le plus large public possible des enfants, jeunes & adultes. Le club a renouvelé sa demande de label “Club” Handisport et espère obtenir une deuxième étoile.

  • Une ambition pédagogique et une escrime pour tou⋅tes

Nous souhaitons enseigner, dès le plus jeune âge, la pratique et l’apprentissage théorique de l’escrime : accompagner le geste du mot juste. Pour toutes les catégories d’âge : le respect des règles, la progression, le plaisir sont des axes pédagogiques importants au sein du club, et passent avant la performance et le résultat. Cet enseignement se fait d’abord au fleuret, l’arme d’étude, puis aux trois armes après 13 ans, des jeunes arbitres, des futurs formatrices et formateurs, des compétiteurs, des sportifs pratiquant l’escrime pour leur bien être et leur accomplissement individuel.

  • Des activités sportives !

le CEFC a pu proposer deux stages d’escrime dans la salle Gambetta pour les catégories M9 à M17 avec une dizaine de participants lors de chaque stage.

  • Un Stage d’entraînement aux vacances de la Toussaint (21-23 octobre 2019)
  • Un Stage de Perfectionnement aux vacances de février (10-12 février 2020)

Le succès de ces stages est grandissant et nous avons pu compter sur la présence de 32 stagiaires en octobre 2019 et de 28 stagiaires en février 2020. Le club avait également prévu un autre weekend sportif, à Vernon, mais la sortie a malheureusement été annulée.

En janvier 2020, nous avons proposé aux membres, une sortie à la Coupe du Monde de Fleuret, pour assister, au Stade Pierre de Coubertin, au Challenge International de Paris. Un car entier de 50 licencié⋅es du CEFC s’est dont déplacé pour assister à l’événement !

Une très belle journée d’escrime pour les enfants et les jeunes du CEFC, qui ont pu admirer les meilleurs fleurettistes de la planète, et s’initier au sabre-laser dans les stands proposés par la Fédération Française d’Escrime.

  • Les aventures du confinement : les blason en ligne et des vidéos d’entraînement !

Grâce à l’adaptation des Maîtresses et Maîtres d’Armes du CEFC, le club a tenté de rester actif durant le confinement. Privés d’activités sportives, des vidéos ont été mises en ligne sur le nouveau site membres.cefc.fr, ainsi que les questionnaires des blasons.  

Aujourd’hui, 47 élèves se sont exercés lors des périodes des questionnaires d’entraînement et  64 élèves du CEFC ont passé avec succès leur examen en ligne. Au vu du contexte, la crise nous a poussé à une refonte pédagogiques des blasons, amenés à disparaître du programme au profit du livret “Lames et Armes”. Ne souhaitant pas utiliser ce dernier, le CEFC réfléchit actuellement à la création de son propre livret de pédagogie de l’escrime.

  • Du côté des fêtes !

Nous avons fêté Noël le samedi 14 décembre 2020 avec plus d’une centaine de parents et invités; de nombreux jeux pour les petits et plus grands, avec aussi des belles animations :des animations artistiques proposées par nos escrimeur⋅ses (musiques, chorégraphies d’escrime artistique) et un groupe de salsa cubaine pour danser tous ensemble. Nous espérons pouvoir à nouveau faire la fête toutes et tous ensemble !

  • Une activité constante du côté du mouvement Handisport

Affilié à la Fédération Française Handisport depuis 2015, Le CEFC est engagé sur le terrain de l’escrime pour tou⋅tes. Nos 3 cadres ont initiés une trentaine de jeunes collégien⋅nes de l’établissement Buffon, dont une classe Ulis de déficien⋅tes visuels. Parmi les élèves de l’établissement figurait notre licencié DV Théotime Berthod, élève du cours pour les aveugles du vendredi soir dirigé par Maître Eddy. Nous souhaitons créer dès la saison prochaine un pôle jeunes Handisport, avec le projet “Académie Handisport de Paris”.

Avec le champion paralympique Cyril Moré, et la société audiovisuelle Jingle Bells, le CEFC a noué une relation forte, qui permet aux encadrant⋅es de participer à une action de sensibilisation à l’escrime auprès de classes relais d’Aubervilliers.

  • Une participation active aux compétitions d’escrime

Interrompues dès le 14 mars 2020, les compétitions d’escrime ont vu la participation de 210 escrimeur⋅ses lors de la saison 2019-2020 (109 participations pour les sections pépinières, M9 à M13, et 104 participant⋅es pour l’école d’escrime, M15 à Vétérans).

Pour quelques belles performances :

  • Aida Khellaf, médaille d’or du CID n°1 Fleuret M15 (28.09.2019, Halle Carpentier)
  • Simon Brouard, médaille de bronze du CID n°1 Séniors (12.10.19, Gymnase Elisabeth)
  • Cécile François sélectionnée pour la 17ème Coupe Mondiale Cadettes (Cabriès 30.11.2020)
  • Marianne Pansier 3ème D2 du CID M13 n°2 (01.12.19)
  • Aida Khellaf 3ème du Challenge de Meaux (08.12.19
  • Aida Khellaf 3ème du CID n°2 H2024 Fleuret M15
  • Simon Brouard, 3ème de la rencontre Adultes Loisirs au fleuret (07.03.2020, Gymnase Elisabeth)

Interrompue le 13 mars 2020, la saison est globalement frustrante ! De belles réussites jusqu’à une très longue interruption nous laissent avec un goût inachevé. En espérant vous retrouver toutes et tous !

Pour en savoir plus vous pouvez lire notre bilan complet ici !

Remerciements

  • L’ensemble de nos membres, enfants, parents & adultes, athlètes et bénévoles du CEFC, qui portent la dynamique de notre projet d’Escrime pour tou.te.s
  • La Fédération Française Handisport, le CRIFH, le CDH75, qui par leur aide, leur énergie, l’intérêt et la qualité d’écoute pour nos projets  donne une grande dynamique au Club. Nous tout particulièrement Mme Muriel Van de Capelle-Siclis, vice-présidente de la FFH, Mme Magali Coromina, coordinatrice de l’équipe technique régionale (CRIFH), M. Vincent Lassalle, président du CDH75, M. Olivier Hélan Chapel, président du CDH77, M. Olivier Hepiegne, Gestionnaire administratif et comptable du CRIFH
  • Le Comité Interdépartemental de Paris et son nouveau président, M. Jérome Westholm, élu en juin 2020. Nous remercions également M. Fabrice Wittmer, Conseiller Technique et Sportif de Paris, et Mme Odile Baroux, secrétaire du CIDE de Paris.
  • Notre partenaire matériel Royal Escrime, et son dirigeant M. Cédric Huang, pour la confiance réciproque entre les deux institutions, ainsi que la société Défi Escrime, et son dirigeant M. Nuno Pinto, aide précieuse et conseil de qualité sur le matériel de salle pour l’escrime
  • L’équipe pédagogique et dirigeante du collège Léon Gambetta, Mme Couegnas, la cheffe d’établissement, et Mme Selhi, gestionnaire de l’établissement; M. Relmy, concierge du collège Gambetta. Remerciements sportifs à toute l’équipe pédagogique du Collège Léon Gambetta,  M. Armel Gontier et Mme Chloé Mourand, qui renouvellent d’année en année leur confiance en notre projet depuis 2015.
  • Nos partenaires institutionnels du XXème, la Mairie du XXème et son service des sports, ainsi que l’OMS du XXème, qui nous a récompensé nos bénévoles et sportifs en janvier 2020. Mme Marie Thérèse Kikonda et M. Patrick Charron, de la DDCS, un des grand soutiens de nos actions sportives, ainsi qu’à toute l’équipe du CNDS.

En forme Olympique

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C’est la rentrée au CEFC ! Les escrimeur.se.s reprennent dès lundi 24 février le chemin des pistes et des salles d’entraînements ! L’occasion de revenir sur les dernières actions et nouvelles du club, sur les pistes et sur le terrain !

Théotime, escrimeur tout terrain

Juste avant la trêve hivernale des sportif.ve.s, les cadres du CEFC ont uni leurs forces pour organiser, dans le cadre de la Semaine Olympique et Paralympique (du 03 au 08 février 2020), une intervention sportive auprès des jeunes élèves du Collège Buffon (Paris 15èm) et d’une classe Ulis de déficient.e.s visuels. Avec l’installation de sa piste d’escrime, de ses deux appareils d’escrime Handifix, ses fauteuils et ses “kits première touches”, nous avons pu partager la passion de notre discipline, via des ateliers d’initiation, avec 28 collégiens ! Cette rencontre a vu le jour grâce à la complicité et le lien de notre jeune athlète Théotime Bethod, scolarisé dans l’établissement, et arrivé en habit de lumière ! Le clou de la journée a été sa mise en action sur la piste CEFC, et l’occasion d’un combat d’escrime contre un camarade volontaire !

Une superbe matinée de partage, autour des valeurs sportives, mais aussi les valeurs de l’escrim et du CEFC, qui insiste sur les pratique d’inclusion, au sein de toute ses pratiques de l’escrime. Nous adressons un grand merci à tout le personnel du Collège présent, qui ont accompagner les jeunes et les enfants, et participé à la séance pour un petit match !

Un grand merci à Mme Katia Bonalair, principale adjointe, et Mme Gabrielle Sauvillers, coordinatrice et au personnel du Collège Buffon et leur accueil chaleureux.

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Côté pistes, les derniers week end et notamment le début du mois, ont été particulièrement sportifs pour nos escrimeur.se.s : du fleuret, du sabre et de l’épée ! Il y en avait… pour tou.te.s !

Ce n’est pas encore un peloton qui se déplacer pour découper des régiments, mais notre jeune escrimeur Vadim, ne manque pas de tranchant ! Enfin, ce n’était peut-être pas le cas à 7h30 pour démarrer ! Avec courage, accompagnée par la Maîtresse Donatella, le jeune sabreur est allé à la bagarre pour sa première compétition régionale. Un pionnier de son genre, qui, on l’espère, entraînera d’autres jeunes, pour disputer les Championnats de Paris M15, prévus samedi 14 mars 2020 au Gymnase Elisabeth.

Le même week-end, se déroulait au fleuret, le “Marathon de Fleuret”, organisé par le CEP dans la spacieuse Halle Georges Carpentier (Paris 13ème) compétition de gala où étaient présent.e.s 3 de nos jeunes tireur.se.s, habitué.e.s des pistes, Aida, Gaspard et Yal. Figurants du blockbuster des compétitions internationales, nos trois licencié.e.s ont pu profiter de leur journée du samedi pour évoluer au milieu des étoiles du circuit européen.
Vous pouvez retrouver les résultats, infos et photographie du Marathon de Fleuret du CEP sur le site dédié à l’épreuve : https://www.marathon-fleuret.com/marathon-fleuret.html

Enfin c’est à Bailly Romainvilliers que Matteo & Mariama ont pu disputer leur première épreuve du Circuit National des Mousquetaires de Val d’Europe. Une très belle expérience chez les “grands” pour Matteo qui continue son apprentissage de l’épée et sa progression.

Pour Mariama, il s’agissait surtout de renouer avec la compétition sportive, absente sur le terrain depuis un moment, mais motivée comme jamais ! Mariama termine 10ème de la compétition( (10 classées) et Matteo termine 25ème (34 classés)

Matteo, accompagné du Maître Eddy et de son papa Alexandre, avait auparavant, disputé le stage de préparation à Bailly Romainvilliers, qui regroupait ses habituels adversaires et camarades pratiquant l’escrime fauteuil. Nous vous rappelons par ailleurs que le club invite régulièrement ses athlètes valides à se mettre en situation de handicap et insiste, auprès du public, à la salle et ailleurs. Lors du stage d’hiver, nous avons présenté un rapide tutoriel de la pratique en fauteuil auprès des enfants et des jeunes.

Le Circuit National et le Stage d’Escrime au club de Val d’Europe constituaient Une revue d’effectif très intéressante et une belle occasion de se rôder avant le tournoi Handi-Valides de Villemomble (28-29 mars).

Mariama avant son match face à Faïza Reny (Val d’europe)

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Le circuit national d’escrime, est, de l’avis de tous, de plus en plus dense, relevé, et internationalise ses couleurs. Y tenter sa chance est une marque de courage et une part de bluff, pour espérer jouer sa carte dans un bon jours. Nos athlètes ont choisi d’évoluer dans le bain de “l’élite”.

Challenge des Hauts de Seine 2020, BLR 92

Déployant ses ailes sur toute l’île de France, le Maître Eddy a eu l’occasion d’encourager ses “cabballeras y cabballeros” au grand tournoi international de fleuret de Bourg-la-Reine. Le club organisateur, BLR 92, avait encore une fois sorti le grand jeu, en invitant l’équipe féminine de Pologne et masculine du Canada, et en la présence de sa star US licencié au club de Bourg La Reine, Race Imboden. Mariore & Agnieszka, et Florent & Ruben, sont allés jouer leur va tout parmi les “cracks” nationaux et internationaux. Avec deux victoires chacun, Mariore, Ruben & Florent ont disputé un honnête tour de poules. Eliminés au premier tour, Agnieska et Ruben, ont pu apporter un soutien précieux aux copains restés en piste : après une victoire au premier tout (15-9) Mariore est tombée contre la licenciée chinoise de BLR 92, Fei Ruo Qiu; “Flo” après un premier match bien géré (victoire 15-9), s’incline 15 touches à 4 contre Maxime David (CAN). La petite troupe, après le passage éclair du Maestro, a pu compter sur les encouragements d’Anne Oury, toujours blessée à la main, mais dont les précieuses vidéos ont pu aider à l’analyse des matches ! Bien jouée, pirate 😉

Reines & Rois sans couronnes

Repartis au combat trois semaines plus tard, c’est sur la route de France, vers le Sud et Bordeaux, que Mariore et Florent sont allés chercher quelques points au classement national, pour un résultat similaire (2V et défaite au dernier tour de qualification pour Mariore; 1 V en poules seulement pour “Flo”, mais un premier tour gagné à l’orgueil.) Eliminés samedi, les deux jeunes fleurettistes ont néanmoins de quoi continuer le Circuit National, qui posera à nouveau ses valises en Gironde, pour les Championnats de France Séniors au Fleuret, au mois d’avril prochain.

Deux mille vins, avec ou sans modération

Les résultats complets des épreuves sénior
Challenge Sagan & Damestoy (15 & 16 février 2020)
Challenge des Hauts de Seine 2020 BLR92 (Gymnase des Bas Coquarts, 24 janvier 2020)
Dames : http://www.engarde-service.com/files/lifouest/2020_blr92/pre_fds/index.php?page=clasfinal.htm; Hommes : http://www.engarde-service.com/files/lifouest/2020_blr92/pre_fhs/index.php?page=clasfinal.htm

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Pendant ce temps là, à la salle Gambetta, c’était plutôt effort et très bonne humeur, pour nos jeunes escrimeur.se.s et l’occasion de préparer les nombreuses échéances sportives du mois de mars

L’entraînement M15, samedi 08 février fut l’occasion de tester des formes d’opposition et de cohésion avec une formuler par équipes, suivie d’une petite “crêpes party” improvisée !

L’école d’Escrime du samedi (et ses invité.e.s M13 “pépinière”)

C’est dans une forme de continuité naturelle de cet esprit de groupe que s’est déroulé, du lundi 10 au mercredi 12 février 2020, le Stage d’Hiver de perfectionnement au fleuret : 28 participant.e.s, des catégories M9 à M20, auquel s’est joint un invité de marque, Maître Rudy Avilez, entraîneur principal de l’école d’escrime de Cienfuegos à Cuba. Trois journées de sport, d’apprentissage et d’émotions fortes, et un groupe heureux et réceptif !

participant.e.s du stage hiver du CEFC (Mercredi 12.02.2020)

Sportivement plus tranquille, la deuxième semaine des vacances d’hiver nous a permis de faire le “tour du propriétaire”, et d’opérer un peu de rangement de salle. Silvio, les filles du Maestro Eddy et Pablo, ont donné un petit coup de main ! L’occasion de pouvoir répertorier les nouvelles acquisitions du CEFC, pour la pratique de l’escrime pour tou.te.s (fauteuils & cibles) !

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Pour finir ce petit journal en beauté, un mot de conclusion à l’accent ibérique, et au parfum d’ivresse et de victoire : ce week-end d’escrime internationale a vu, au Caire, la toute première victoire en Coupe du Monde de fleuret de l’espagnol Carlos Llavador, dont on a déjà raconté l’histoire sportive et amicale qui le lie au CEFC. Un parcours exceptionnel, entamé vendredi 21 février, par le tour de poules et deux matches en 15 gagnés, et poursuivi par un samedi dantesque, où le madrilène est passé par tous les états : mené 8-1 par l’américain Race Imboden au tableau de 64, il sort finalement vainqueur 15-13, ce qui constitue un authentique exploit; vainqueur dans un finish incroyable 15-14, encore mené 14-8 et au bord du précipice au tableau de 16 contre le russe Sirotkin, et à nouveau victorieux, sur le fil du japonais Saito à la dernière touche en 1/4 de finale. En état de grâce, Carlos va survoler les deux dernières marches, 15-3 contre Massialas (USA) et 15-6 contre l’incontournable Andréa Cassarà (ITA). Le jeune fleurettiste est désormais quasiment assuré de passer l’été dans la capitale nippone pour vivre son rêve olympique. Persévérant, travailleur acharné, il est passé par des moments sportivement difficiles, comme en janvier dernier à Paris; son immense talent, combiné d’un cœur et d’une générosité énorme , récompense à nouveau cet escrimeur de classe, avec ce succès mérité.

De Paris, pourtant nous avons été privés d’images. A Wuxi, lorsqu’il avait signé son autre retentissant exploit. Les échanges sms, et whatsapp entre ses nombreux supporters ont largement contrebalancé ce manque, et le monde de l’escrime peut d’ores et déjà reconnaître l’évidence : Llavador, au Caire, rimait avec “médaille d’or”.

Thomas Fioretti

Tant d’histoires à écrire

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10 escrimeur.se.s du CEFC ont disputé, au fleuret, ce dimanche 19 janvier 2020, le 1/4 de finale M15 de la Zone Île-de-France, à Montigny le Bretonneux. 2 seulement, Aida et Gaspard, auront l’occasion de représenter leur club à Roanne, le 29 mars prochain, lors de la première étape nationale de la saison. Si la compétition a montré leurs limites, l’histoire écrite par ce jeune groupe, n’en est qu’à ses débuts.

  • Un départ groupé, un dimanche pour rester soudé.e.s

10/10 au départ, donné à 7h à Paris, malgré les petites pannes de réveil; 2/10 au soir de Montigny : le CEFC a pris pour pour habitude de retenir les bonnes notes, et d’assumer avec honneur les moins bonnes. Le contingent franco-cubain, important au départ (13 qualifié.e.s, 10 participant.e.s, soit 2 fois plus que l’an dernier), avait battu un record historique pour cette épreuve, l’une des 3 plus importantes de la saison des minimes sur le territoire français. La densité et le niveau de la concurrence n’a nullement découragé nos athlètes, y compris les jeunes surclassé.e.s.

Dès l’entame, la bonne humeur est de mise au sein du groupe, et les garçons ouvrent le bal avec décontraction et implication à l’échauffement, en investissant les pistes d’un gymnase encore bien silencieux. Malgré la difficulté de la tache, le plaisir de partager cette matinée ne quittera pas les fleurettistes. Le plus touché sera Alois, dans la difficulté lors de la poule et la suite. Se décourager n’étant pas dans ses habitudes, il signera une “petite” victoire comme son fidèle compagnon d’armes Pablo. Les M13 ont constaté que l’étage supérieur demande des habitudes et du bagage technique : Astahan est proche d’un succès mais paye son inexpérience (pas de victoires et une défaite contre son coéquipier de salle Christian); Yal, battu et abattu au 1er tour, signe une victoire d’honneur au tableau de 256, en battant son adversaire versaillais 10 touches à 2. Adam fait, certes partie des “grands” en étant déjà M15, mais des grands bleus ! Il compense son manque de technique par un allant constamment offensif et un engagement qui ne demande qu’à s’exprimer (et aussi à être canalisé !). Si Pablo, en progression franchira également le 1er tour et peut-être un palier mental, Alois, lui butera sur la première marche. Frustré, déçu, il se remobilisera très vite après les mots des entraîneurs !

Alois, ‘Hasta la Victoria Siempre’ !

Les battus du premier et deuxième tour, n’avaient dès lors plus aucun espoir de qualification pour Roanne, mais à vrai dire, aucun n’avait cette étape en tête à ce moment là. L’heure était plutôt à la rigolade,lors de la pause déjeuner.

Le CEFC et l’incident des “Petits princes”
  • Le début de l’aventure

Au moment où les garçons s’éparpillaient sur les pistes pour disputer leurs matches de tableau, les filles arrivaient également groupées, accompagnées par Frédéric, papa de Gaspard et Céleste, la grande absente de la journée côté fille. Aida, toujours aussi volatile, avait échappé à ses deux camarades, Solveig et Camille, à qui il a manqué quelque chose pour espérer mieux. Dernière et avant dernière du classement, il reste pourtant énormément d’enseignements à tirer, autres que la brutalité du résultat. Benjamine du groupe, il a certes manqué des touches à Camille, mais surtout la présence de sa sœur d’armes et sœur de Gaspard, la jeune Céleste. Si Camille n’a pas trop eu le temps de rêvasser, la teneur de ses matches a montré que la “petite” avait les pieds bien sur terre, et un cœur énorme, qui a sinon impressionné, du moins étonné certaines de ses adversaires en poules, parfois surprises par sa vivacité. Charlotte Pauletto, de la Tour d’Auvergne, est un fort infranchissable ce jour là. La journée vécue par la fleurettiste, très entourée par les garçons lors de ses premiers matches, puis grande camarade une fois la défaite vite digérée, construira les futures victoires, collectives, sportives, d’un groupe M13 plein d’espoir. Elle pourra, à son tour charger d’histoires son sac, et les raconter avec ses autres coéquipières. La fin de leur saison et la suite de leur parcours en réserve encore de belles d’ici juin.

Soulager les maux par les mots (photo @sportevent78)

A l’inverse de Camille, Solveig, jeune arbitres, escrimeuse M15 confirmée, n’est plus une débutante à ce niveau. Toujours partante pour combattre dans l’arène, la jeune boxeuse a grand sens du combat, et l’intelligence des clairvoyantes. Toujours un peu tendue, à réaction, elle peine à trouver la bonne carburation, surtout dans l’entame des tournois. La technique et le physique, en nette évolution positive ces dernières semaines, l’empêchent moins la touche victorieuse que la main, qui hésite encore, et la tête, qui gamberge toujours un peu trop. Courageuse, fidèle à ses couleurs, sa présence est un trésor pour Aida, qui fera honneur à son rang après des hauts et des bas lors des montagnes russe de son tableau de 32. Le sourire des supportrices donnent une leçon de fair-play à Aida. Si l’on cherche souvent Aida dans les gymnases de Paris et de France, ses deux camarades se tiennent au plus près au moment où elles ont perdu, pleines d’énergie pour encourager.

Rayon de Solveig
  • Aida & Gaspard, à suivre…

D’un point de vue comptable, les deux grandes satisfactions sportives, viennent logiquement des mieux classé.e.s du CEFC : Aida Khellaf, 10ème du tournoi dames, et Gaspard Medeiros, 20ème, comme en 2019. Une formalité sur le papier pour Aida, et pourtant pourquoi faire simple, quand on peut se compliquer la vie? Défaite lors de son tout premier assaut, Aida franchira aisément son tableau de 64 et passe près du précipice dès le tour suivant, à 7-3 et et 9-6, contre une adversaire qui l’a respecté jusqu’au bout, mais qui finira par céder sous le poids des offensives répétées de la jeune franco-cubaine. Touchée, coulée sous un torrent de larmes, Maître Eddy et moi nous nous précipitons, non vers la gagnante, mais vers la vaincue, pour souligner son courage au combat. Spectatrice du tableau de 16, Aida poussera la future finaliste Garance Roger… en bout de piste, lors de sa seule belle attaque du match. En manque de confiance, la tranchante attaquante de la salle Gambetta devra retrouver le mordant dans les prochaines semaines pour aller sur le grand huit ou rejoindre le carré d’as.

nos athlètes à l’écoute : le ‘débriefing’, à chaud, (photo @sportevent78)

Auteur d’une impeccable poule (5 victoires sur 5), Gaspard passe sans encombres les deux premiers tours de tableau (10-4 au t.128, 10-1 le tableau de 64). 15ème, son classement intermédiaire indiquait une percée et un avertissement : lui évitant un escrimeur mieux classé au tableau de 32, la logique comptable le plaçait en favori contre son adversaire de Champigny sur Marne, loin du compte après le premier tour (82ème). La force, toujours tranquille, même dans les moments les plus chauds, lui a tout de même manqué pour franchir match-couperet. Personne ne doute qu’il puisse un jour surmonter cet obstacle. Très observateur, avare en mots et en énergie, il est le centre atomique du groupe CEFC. Leader sans vouloir s’imposer, bon camarade sans être chef de bande, il possède l’œil des connaisseurs, la main chaude et la tête froide. Ne lui manque, peut-être qu’un ou deux matches références, pour voyager plus loin, ce supplément d’âme et d’émotion qui submerge ou transcende les champions; ce degré de folie capable de renverser des montagnes. Un tel esprit de conquête est ce qui a autrefois guidé une nation caribéenne, il y a 20, 30 ans, vers les sommets mondiaux.

  • “Tout est dit…”

On raconte souvent, y compris sur ces pages, la compétition et le parcours des jeunes athlètes, rarement celui des arbitres. Leur rôle, de 8h du matin jusqu’à 17h, 18h, entre fatigue nerveuse et visuelle, stress, force dans leurs prises de décisions, autorité, est fondamental. Cette fois ci de l’autre côté de la barrière, Rayan y trouve un espace d’affirmation de sa personnalité d’escrime. Aussi peu loquace en paroles que son jeune coéquipier gaucher, encore parfois hésitant sur la piste, il est également à la recherche de la justesse d’analyse de sa phrase d’armes. Personne ne n’oserait dire qu’il a peur du vide, et la joute régionale de dimanche, aux allures d’une grande compétition française (pas loin de 250 jeunes sur la journée), ne l’a nullement impressionné au moment de se lancer dans l’action. L’escrime est une discipline magnifique, car elle laisse les armes s’exprimer, et la justesse des mots correspondre au mieux, dans son lexique, à la description de sa gestuelle. Les techniciens les plus bienveillants, lorsqu’ils se sont eux aussi frotté à l’exercice de l’arbitrage, ont connu pareils bégaiements et hésitations au moment d’énoncer leurs verdicts, devant des tireurs galvanisés ou tétanisés par l’enjeu. Personne ne pourra reprocher à ces jeunes gens de ne pas avoir essayé.

En rentrant, nous nous racontons “1000 histoires” : celles de nos jeunes, toujours belles parce qu’elles sont encore à écrire, et les veilles histoires cubaines de l’escrime internationale, oubliées et glorieuses, étoiles qu’on voit encore briller tant qu’il y aura des personnes pour les raconter. Lorsqu’on croise un cowboy du 20ème, il nous fredonne un air du chanteur auvergnat Jean Louis Murat “Tout est dit” : “Pour un simple mot de toi/ j’aurais fait n’importe quoi/ le pire, le meilleur“. Celui-ci est à venir.

Thomas Fioretti

Résultats complets à retrouver sur engarde : https://www.engarde-service.com/files/lifouest/2020_h2024_zone/

Remerciements :
Accompagnatrices et accompagnateurs des jeunes ce dimanche : famille Medeiros, Belkhiri-Raynal, Djavadi, Dorance, ainsi que notre arbitre Rayan Sadli
Association Sport Event 78 –
@sportevent78 (photographies, avec leur aimable autorisation)

Challenge relevé & réussi !

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Le CEFC organisait sa sortie pédagogique annuelle à la Coupe du Monde de Fleuret Hommes Séniors, le Challenge International de Paris, qui s’est déroulé du 10 au 12 janvier 2020 au Stade Pierre de Coubertin (Paris 16ème). Un groupe de 50 adhéren.t.e.s, encadrant.e.s et bénévoles du club a assisté à l’intégralité de l’épreuve individuelle du samedi. Matches d’anthologie, chasse aux signatures et “selfie” avec les athlètes, animations sabre laser et ambiance festive dans les gradins : tout était réuni pour passer un bon moment “franco-cubain”.

  • La journée des CEFC : restons groupés !

Samedi 8h45, Collège Gambetta : horaire inhabituel de rendez vous pour les jeunes escrimeur.se.s de la pépinière du CEFC, qui arrivent au compte goutte pour le départ de la salle d’armes jusqu’au stade Pierre de Coubertin. Tout le monde est au rendez-vous, même les lève-tard… de la catégorie M17 ;). Toujours en garde, le CEFC avait choisi d’emmener ses troupes en bus jusqu’à la porte de St Cloud. Le temps de compter tout le monde, et c’est parti, dès 9h pour une très longue mais riche journée de sport, de spectacle et d’animations diverses.

L’arrivée une bonne demi heure plus tard au stade est une première occasion , avant distribution des billets d’entrée, de prendre un instant de pose pour une photo souvenir du groupe !

les jeunes du CEFC prêt.e.s à assister à l’épreuve !

Arrivés au stade, notre choix se porte sur la piste jaune, dont les gradins sont moins fréquentés (puis vite rempli dès l’arrivée des français sur la piste !), dû notamment, à la présence sur la piste verte du Champion du Monde de fleuret Enzo Lefort, ou de l’inoxydable Erwann Le Péchoux, escrimeurs français très populaires auprès du public. J’avais insisté au début de la matinée, sur l’aspect international de l’épreuve et demandé aux élèves du CEFC de respecter avant tout l’escrime plutôt qu’un drapeau. Libres à eux, s’ils ou elles le désiraient d’admirer la vitesse des coréens, la belle pointe de Julien Mertine , l’aisance de l’américain Race Imboden, la justesse technique de l’italien Daniele Garozzo ou des tireurs russes… Les styles et écoles se conjuguent aux personnalités, tantôt exubérantes, tantôt en contrôle ou en nerfs, des fines lames venues du monde entier.

Début de match entre Maxime Pauty (FRA) et Daniele Garozzo (ITA) au tableau de 8

La compétition “à la maison”, pour l’équipe de France de fleuret fait le charme et le sel du “CIP”. Il n’y avait plus un siège vide pour assister au spectacle des victoires des franciliens Maxime Pauty au tableau de 32 (vainqueur 15-12 de l’américain Meinhardt) et Tom Voltz au tour précédent (victorieux du sud-coréen Lee Kwanghyun). Les “potos”, la famille et les précieux soutiens ont l’occasion d’y faire le déplacement et beaucoup de bruit depuis les tribunes. Dans le grand bain de l’escrime française et internationale, de plus jeunes escrimeurs sont lancés dans l’arène pour une revue d’effectif, et une prospection sur l’avenir. Mention particulière au brillant parcours du Lyonnais Paul-Antoine de Belval, survivant de la rude journée du vendredi et battu par le futur médaillé de bronze de l’édition 2020, Enzo Lefort. Auteur d’une remarquable journée, le n°1 français et désormais n°2 mondial élimine deux camarades d’entraînement, Julien Mertine d’abord, sans solution (battu 15-3 au tableau de 16) et sort in-extremis d’un duel de feu avec Erwann Le Péchoux (15-14). Seule l’Italie placera plus de représentants dans le tableau de 16, avec 4 fleurettistes!

  • Un américain à Paris : la révélation de Nick Itkin

Auparavant, il a fallu commencer la journée avec une nouvelle décevante pour les enfants et les jeunes : évoquer, sur le trajet, l’élimination précoce et l’absence de notre compagnon d’armes, l’espagnol Carlos Llavador du tableau de 64. Auteur de 4 victoires et 2 défaites au tour de poules de qualification le vendredi, Carlos était exempté du tableau de 256; à la recherche de meilleures sensations, c’est finalement l’italien Damiano Rosatelli qui mettra fin de manière prématurée à son week-end parisien. Il reste tout de même quelques rendez vous importants pour le madrilène, qui espère encore voir la capitale nippone au mois d’août.

Le CEFC et ses jeunes membres ont tenu à lui faire un vibrant salut et se sont réunis autour de lui samedi pour un chaleureux moment, pour séance de signature improvisée.

Carlos Llavador (ESP) entouré des enfants et jeunes du CEFC

Sur la plus haute marche du podium du CIP, c’est un jeune homme impatient qui s’y est installé. Depuis plusieurs mois, le nord-américain Nick Itkin, tout juste âgé de 20.ans, gravit les marches quatre à quatre. Son rythme, tout en précision, pressing, tempo et accélérations, est celui d’un grand champion en devenir. Il est tout simplement l’un des 3 plus jeunes vainqueurs depuis 2000, depuis Brice Guyart 20 ans en 2002, Kleibrink pas encore 21 ans en 2006, victoires les plus précoce de ce 21ème siècle, et tous deux parés d’or olympique en 2004 et 2008. On ne serait pas étonné qu’il renverse très bientôt la table, y compris celle où sont régulièrement invités les “anciens”, ses coéquipiers de l’équipe USA, encore vainqueur du tournoi par équipe, et dont le membre plus âgé dépasse à peine les 30 ans. Inutile de dire que les étasuniens sont l’avenir de l’escrime : ils écrivent déjà avec leur pointe le présent de la discipline.

  • L’hommage au “petit homme” (Dimanche 12 janvier 2020)

Dimanche, les membres de l’équipe de France d’escrime ont rendu un chaleureux hommage au plus grand des petits escrimeurs français : le provençal Erwann Le Péchoux. Le “petit” (1m71 de rage de vaincre et de talent), a reçu une surprise vibrante d’émotion et de spontanéité de ses coéquipier.e.s, famille et ami.e.s, formant une belle haie d’honneur pour le futur “retraité”. Lorsqu’il a pris le micro pour annoncer au public qu’il participait à son dernier CIP, il s’est ensuite retrouvé à chercher ses mots, très touché par la sincérité de l’honneur reçu. Sa carrière se poursuivra, on l’espère, au moins jusqu’aux Jeux Olympiques de Tokyo, où il aura peut être l’occasion de décrocher un dernier grand podium international. Au total, il aura passé près de 20 ans en équipe de France d’Escrime, avec laquelle il a mené les troupes 4 fois vers l’or mondial par équipes (l’incroyable triplé 2005-2006-2007 et le superbe titre mondial de Kazan en 2014). Tout le monde se souviendra de ses incroyables derniers relais, même les perdants, dont cette cruelle défaite sicilienne de Catane en 2011, où menés 40-35 avant le dernier relais, verra les bleus, emmenés par un Le Péchoux des grands jours être toujours menés 44-40 pour finalement égaliser à 44 partout, et céder… à la mort subite, sur une attaque de Lei Sheng, champion olympique un an plus tard à Londres.

Le Péchoux aura tout connu à Paris, y compris un de ses plus beaux succès, en triomphant en cette même année 2011. Bagarreur et doté d’un gros moteur, il va laisser un grand vide après avoir si longtemps pris ses marques et ses aises. A la relève et aux plus jeunes de devoir désormais s’accrocher pour assurer une succession qu’on espère, aussi longue et réussie !

  • L’heure des comptes.

Et nos jeunes dans tout ça? Au moment de rapatrier la troupe CEFC dans le 20ème après la finale individuelle, nous nous remémorons les bons moments de l’épreuve : la fougue d’Enzo, une nouvelle fois sur le podium, la jeunesse et l’allant du vainqueur Itkin, et d’autres figures marquantes de cette édition, comme l’impressionnant égyptien Abouelkassem. La chasse aux autographes des vedettes est remportée par le jeune Octave (d’après enquête très sérieuse !) et ses 20 signatures. Sur les 8 heures passées au stade, au moins deux ont vu les jeunes s’initier au sabre lumineux issu d’un imaginaire galactique bien connu, d’il y a bien longtemps dans une lointaine, très lointaine galaxie

Les comptes des escrimeurs, eux se poursuivent avec les Coupe du Monde du week-end : podiums pour Charlotte Lembach au sabre et au fleuret pour Ysaora Thibus, et Marie Florence Candassamy à l’épée à la Havane. victoire du sabreur Boladé Apithy au Canada, 2ème place des épéistes à Heidenheim et qualifiés pour Tokyo. Brillants au mois de janvier, les bleus sauront-ils tenir le rythme d’une très longue saison? Jusqu’au 4 avril, clôture du classement FIE, vous pouvez suivre la course -très complexe- à la qualification sur le site dédié : https://tokyo2020.fie.org/qualification

Nous espérons revenir l’an prochain, et emmener nos licenciés sur un événement de ce type pour apprécier les grands escrimeurs. On finit sur une dernière interrogation, et un souhait de notre part, relayée par nos plus jeunes licenciées : à quand les escrimeuses à Paris?

Thomas Fioretti

Au pied de la montagne

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C’est une équipe soudée, et chargée d’espoir qui a pris la route vers l’Auvergne, samedi 04 janvier 2020, pour aller disputer les qualifications du Circuit Elite du Stade Clermontois. Même après plusieurs années de pratique, il reste toujours aux cadet.te.s du CEFC quelques grands cols à franchir. L’étape centrale en comportait aux moins quelques uns, de première catégorie. Au train, à leur rythme, les franco-cubain retroussent leur manches lorsque la route devient plus raide pour se mettre en danseuse…

l’archerie, la “petite” salle de la grande Maison des Sports de Clermont

Le “tour de France des Cadets” deuxième étape du circuit national M17, après le départ parisien du mois d’octobre dernier, faisait escale en Auvergne, à Clermont-Ferrand. Un long parcours du combattant pour un.e jeune escrimeur.se, qui doit d’abord passer la journée des qualifications de samedi après un départ sous le ciel parisien encore noir et bruineux . Selon où l’on se place, on peut débarquer sur ces tournois tout en sérénité, comme en panique totale. Chacun.e n’a pas toujours le choix : les plus solides cherchent à ne pas y laisser trop de force, sinon la force d’une certaine habitude; les plus novices jouent leur “survie” sur chaque touche comme si c’était la dernière du week-end. Les 70 et les 128 résistant.e.s bissent dimanche, à l’heure où les flâneurs flânent, des aurores jusqu’à la grasse matinée des sportifs du dimanche, les escrimeur.se.s sont à l’échauffement pour disputer le “vrai” circuit : la crème de la crème nationale, l’élite des cadet.te.s du fleuret français, où se côtoient de jeunes escrimeur.ses gaillard.es et sous estimé.e.s, étoiles filantes et futur.e.s champion.ne.s. Ni grand.e.s ni petit.e.s, les 15-16 sont l’âge de tout les possibles, des brillants éclats aux plus amères déceptions, du départ vers d’autres chemins, au firmament international.

Ces abîmes de questions sont encore loin de tourmenter Aida, 13 ans, surclassée samedi, dans tous les sens du terme. Davantage préoccupée par ses états, d’âme et d’arme, que par ses adversaires, elle traverse le tournoi en coup de vent, sans jamais avoir eu l’occasion de réellement lutter contre un autre adversaire qu’elle même. Les mots négatifs se transforment en maux, et il ne suffit pas de répéter verbalement ses insuffisances (puis finalement s’en convaincre !), pour que celles ci disparaissent. Manière paradoxale de conjurer le sort et attendre de soi-même une réaction d’orgueil. La méthode Coué inversée n’est poutant d’aucun secours pour à mettre 5 touches contre de bons adversaires. Après 1 victoire sur toute l’après midi, Aida tentera sa chance contre une Marguerite, qui n’était pas là pour en cueillir. Fleur encore bourgeonnante, la petite Aida est pressée d’éclore. Le printemps et la catégorie M15 lui permettront de retrouver une pente à sa hauteur, à son rythme. Bien plus tard, Aida s’apercevra des bénéfices du petit jardin et de la pépinière du XXème arrondissement, et séchera bien vite les larmes versées dans l’archerie de la Maison des Sports, désertée par les escrimeur.se.s pressés de rentrer à l’hötel ou directement à la maison.

Des trois voyageur.se.s du week-end, c’est de loin Rayan qui avait la tache la plus délicate à accomplir : batailler avec 245 participant.e.s, et passer la volcanique poule du dimanche matin où la qualification se joue parfois à la touche près. Littéralement, puisque c’est pour 1 touche (+ 1 un réveil “double bagel”, deux défaites 5-0 d’emblée) que Rayan ne rentre pas dans le grand tableau de 128. On a souvent dit, ici même sur ce journal, peut être pour se rassurer, mais sans doute aussi par croyance plus profonde, que l’échec d’une entreprise ne se mesure pas toujours à son résultat brut final et chiffré. Qu’une tentative ratée, peut donner envie d’ en entreprendre d’autres qui, elles, vont aboutir. Le célèbre mot de Beckett “Essayer. Rater. Essayer encore. Rater encore” résonnerait-il alors avec l’Hasta La Victoria Siempre, entonné des M9 jusqu’aux grand.e.s licencié.e.s du XXème? Le temps long n’est pas le meilleur ami de celle ou celui qui cherche à toute hâte la victoire, et les imites que met en lumière la vérité de la compétition peut entraîner une forme découragement, ou à l’inverse une habitude à la défaite, une trop grande acceptation de l’échec. Le déclic arrive un jour où les astres sont alignés, où les jambes nous portent, et où la réussite qui nous fuyait alors transforme les semelles de plombs en plumes. Lors de son tableau d’élimination du samedi, il s’est produit un tel “miracle” : l’âne, mené 8-0, s’est soudain transformé en crack d’hippodrome: capable, après une immense réaction d’orgueil, de porter les fameuses 15 touches durant la suite du match (15-10 au final). Dimanche, c’est à nouveau lesté de son propre poids, de la pression et de ses adversaires, qu’il finira par caler et terminer sa course dans le gruppetto (110ème au final, un peu moins bien qu’à Paris).

Davantage encore que pour son camarade, les samedi nationaux sont désormais plus légers pour Cécile. Depuis Narbonne en mai dernier, c’est au sprint qu’elle passe l’obstacle : 6 victoires à Paris en octobre dernier, 5 victoires relativement tranquilles en poules dans la grande halle, ainsi qu’une une large victoire en tableau (15-1), elle gardait toutes ses forces pour le lendemain. Après une courte nuit, sa poule dominicale ressemblerait plutôt à une course de côte, où elle s’est parfois laissé surprendre par les changements de rythme de ses adversaires : larguée sur le plat, alors que terrain était le plus abordable; puis rattrapant son retard, sur des pentes à 15%… Manquant de kilomètres au compteur, son chemin s’arrêtera au tableau de 64, à l’issue d’un match au rythme trop linéaire, sans le grain de folie qui a parfois pimenté certaines de ses performances. Au milieu du milieu, Cécile termine 42ème, place honorable qui peut encore lui permettre d’accrocher le deuxième wagon, pour un ticket vers la première division.

***

Rayan Sadli, Thomas Fioretti, Aida Khellaf, Cécile François (06.01.2020)

Après l’élimination des jeunes, difficile pour l’entraîneur de trouver le mot juste pour formaliser l’instant, moi qui suis d’habitude peu avare en causeries et discours rassembleurs. J’en profite tout de même pour réunir les troupes et insiste pour garder un souvenir photographique, défaites et mines déconfites comprises. La route que choisit le CEFC est l’inverse d’une routine, c’est un chemin toujours un peu de travers, de digressions et de gamelles, parfois parsemée de petites victoires et de grandes joies. Au pied de la montagne,, rien ne presse pour aller jusqu’à visiter, un jour, une heure, les cimes. Ces témoignages seront remis en perspective quand viendront les beaux jours, mais aussi les plus sombres; la bonne humeur reprend le dessus au moment de reprendre la route, après la perte d’une bataille, un dimanche de janvier sur l’autoroute.

Thomas Fioretti

Résultats complets du CN U17 Clermont Ferrand : https://www.engarde-service.com/files/stadeclermontoisescrime/cnm172020/

les sourires des compétitrices et compétiteurs après les matches… de samedi.

Remerciements : Didier François pour avoir accompagné le groupe jusqu’en Auvergne et son accompagnement précieux des jeunes M17 du CEFC. Valence Chapellier ainsi que Cyril son papa, pour les moments de camaraderie “parisienne” sur les pistes de la maison des Sports.

Le Je et le Jeu

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Les sports individuels ont le privilège et l’inconvénient de mettre en scène et en jeu une de solitude : seul sur le terrain ou sur la piste, l’athlète est l’unique responsable de ses actes, de ses errances, de ses exploits, de ses failles. Seuls, mais solidaires, les jeunes franco-cubains se lancent dans l’arène, avec courage, et par goût du jeu. L’horizon de la “gagne” ira de pair avec celui d’un apprentissage au moins aussi difficile : le degré d’acceptation de la défaite. Récit d’un match en 5 touches.

  • Florent Bauger contre attaque (Livry Gargan, IDF Séniors 24 novembre 2019)

Seul fleurettiste à la bagarre en ce brumeux dimanche, Florent prend la route avec deux fidèles soupapes jusqu’en Seine Saint Denis : le “coach” Thomas Fioretti, et l'”armurier” Pablo Rey, grand camarade de route du CEFC. L’esprit de “gagne” n’est pas au rendez-vous; de retour de blessure, le résultat du bourguignon est décevant : 1 victoire / 6 en poules, et une défaite au tableau de 128 contre un valeureux Jean Baptiste Delort (RCF). Il termine à une anodine 78ème place (98 classés)
S’arrêter au simple tableau statistique ne dirait pourtant rien d’un début d’histoire et de son parfum d’aventure . L’état d’esprit de camaraderie, mais aussi de sérieux qui a guidé l’entreprise a de quoi être souligné. La construction du match de tableau a failli récompenser l’art d’une action qui “pique” le temps d’escrime adverse; la contre attaque : cette mouvement d’escrime exécuté durant l’attaque adverse, à l’encontre de l’esprit et de la logique de l’arme, et qui ramène tant de points à Florent, ce joueur, ce filou toujours sur le fil du jeu non-conventionnel. Partir à l’aventure à moins d’une heure de Paris, pour en connaître davantage sur soi-même, davantage sur le jeu, voilà qui n’est pas banal. Encore faut il accepter de croire au chemin : la réussite d’une entreprise ne se jauge pas à l’aune d’un simple échec. La tenue d’obstacles franchis un à un par les fines lames solitaires peut créer des vocations et servir d’exemple à la préparation d’une conquête collective.

  • Tous pour un, un pour tous (EDJ équipes n°2, Gymnase Elisabeth, 01.12.19)

Les rencontres “EDJ”, parfois chaotiques, souvent incroyables en émotion et en joie, attirent de plus en plus de petit.e.s escrimeur.se.s du CEFC : 23 escrimeur.se.s lors du 1er “EDJ” individuel d’octobre et 25 enfants lors du 2ème “EDJ” équipes du 1er décembre 2019 au Gymnase Elisabeth. Inquiet.e.s de la petite “surprise” concoctée par Thomas, les “copains” et “inséparables” se trouvent dans des équipes différentes; filles et garçons, enfants de Bercy et de Gambetta, se mélangés sans réellement se connaître. On joue carte sur table ! Sans aucun enjeu sportif, la leçon du jour est dans l’intitulé : moins une compétition qu’un “entraînement” à être une “équipe”. Exercice qui affiche dans son énoncé un triple problème : il s’agit d’être bon, bon coéquipier, et d’être une bonne équipe. L’un ne peut aller sans les autres, mais la vraie réussite d’une aventure lie ces destins individuels. La médaille d’or de la D2 vient, certes, récompenser Diane, Yanis & Arthur, qui ne se connaissaient pas avant la compétition. Mais leur entente inaugurale, inexistante, a progressé au fil de la compétition. Une tel effort, sans en avoir véritablement conscience, leur a sans doute apporté bien plus qu’ils ne l’imaginent.

les Quatre Mousquetaires & Milady de Winter

Alba, Louise & Lucie, se trouvaient dans des équipes différentes. Les inséparables ont su faire cause commune avec leur camarades du jour. Le malheureux Aidan, lunettes cassées avant même d’entrer sur la piste, a forcé son courage pour trouver le chemin de la touche. C’est notre brave de la matinée ! Avec Daphné et Maxime, Benjamin trouve les ressources pour marquer l’ultime point d’une de leurs rencontres à 8 touches partout ! Leur équipe termine 8ème de la D1, et la mieux classée des 6 équipes du CEFC. La seule équipes de 4, Inès, Victor, Balthazar & Oskar, est également classée en Division 1 . La “remontada” de Balthazar, que ses camarades trop occupés à regarder le classement, n’ont pas vu, n’a cependant pas échappé au public et aux “Maîtres” du CEFC, et a été l’un des bons moments individuels de ce tournoi.

Les 3 x 3 Mousquetaires

A l’étage inférieur, on retrouve donc le CEFC 1 (Diane, Arthur, Yanis); battues par ces derniers, le “CEFC 3” (Alba, Nils, Robin) se classe à une belle 3ème place ! 5ème et 7ème, les CEFC 4 (Lucie, Justine & Aidan) et CEFC 5 (Louise, Adam, Eliot) ont tout essayé et ont été loin de faire de la simple figuration. Entre les points les “familles” se reconstituent : frères et cousins, Yanis, Adam & Inès se donnent des mots d’encouragements; les filles circulent et se cherchent dans la salle. L’exercice “solitaire & solidaire”, risqué sur le papier, finit par fonctionner. Ce n’est pas tant l’or de la victoire, que l’union et la connaissance des autres, la socialisation par l’escrime qui était recherchée en ce premier jour de décembre.

“Mais pourquoi on fait pas de l’électrique comme les grands?”

Par binôme, les M9 “mouchetés” ont encore moins que leurs (très) jeunes aînés, la conscience de la rivalité. Les petit.e.s “poussin.e.s” du CEFC, en binôme ont gardé en tête le seul plaisir d’une après midi passée à comprendre la règle du jeu. Avec 6 participant.e.s, lors des deux premières rencontre, la pépinière du CEFC pose ses premières bases. Une fois branché.e.s à la piste, c’est qui ou double, et cette discipline procure de grandes sensations !

Bravo à nos petit.e.s des mercredi après-midi et des matin :
Hajar & Octave
Arsène & Thibaud
Antoine & Arda

  • L’heure du Challenge (Challenge Richelieu M13, 1er décembre 2019 – Aigle de Meaux M15, dimanche 8 décembre 2019)
La tête de la défaite

Le Maître Eddy a visité l’île de France ces deux dernier week-end. Ancien compétiteur, le Maestro ne fait jamais le voyage pour rien : deux médailles grâce au tableau de 32 de la “petite” benjamine Marianne Pansier à Rueil Malmaison et le podium d’Aida Khellaf à Meaux (3ème). Eparpillé.e.s et endormie.s, tour à tour, Gaspard et la jeune M15 se font “bouger” par le Maître Franco-Cubain. Leur expérience matinale est positive et permet d’engranger de la confiance avant la bataille “H2024” de la prochaine M15 le 14 décembre 2019 au Stade Elisabeth

Aida et la tête de la victoire

Attention ! M13 2007 surclassé.e. s, M15 fleurettistes, confirmez nous rapidement votre participation à l’épreuve M15 fleuret qui aura lieu samedi 14 décembre, soit le même jour que la “Fiesta de Noël” au CEFC.
Confirmation auprès de secretariat@cefc.fr ou Thomas directement
M15 Garçons : 13h30 début des inscriptions
M15 Dames : 15h début des inscriptions
Des mouvements sociaux et des interruptions de trafic ayant perturbé ces derniers jours la circulation parisienne, faites attention à emprunter l’itinéraire et le mode de transport adéquat pour arriver en temps et en heure.

https://cefc.fr/wp-content/uploads/2019/12/H2024-CID-fleuret-M15-14-12-19.pdf

le CEFC avant le café expresso

Lors du “Challenge Richelieu”, les courageux Benjamin et Titouan (qui disputait sa première M13) et les habitués Yal, Théodore & Colin, ont tenté leur chance, en compagnie de Céleste & Camille, une victoire chacune dans le sac. Marianne en apportera une de plus, sur son premier match long. Les CEFC ont progressé, y compris en cours de compétition. Le Maître Eddy a poussé Titouan à mettre le plus de touches possibles et se fixer un autre défi, bien plus relevé que celui de la victoire : le challenge de l’orgueil, celui qui consiste à ne jamais s’avouer vaincu. Poussé par ses deux victoires en poules, mais déçu par sa défaite, l’habituel sourire de Théodore avait étrangement disparu. Battu au premier tour du tableau en D1, Yal a néanmoins tiré de bons enseignements avec 4 victoires au 1er tour, 4 victoires au tour suivant. En division 2, Colin a terminé 36ème avec 1 victoire en poules. Benjamin a franchi un tour de plus avec une victoire obtenue à l’arrachée 3 touches à 2! Marianne, Céleste et Camille, sont venues s’aguerrir pour les compétitions de Ligue. Une belle opposition et un tournoi toujours très relevé qui regroupait une centaine de garçons et une cinquantaine de filles.
Vous retrouverez ci-dessous, les résultats complets:


Résultats Challenge Richelieu M13 Garçons
Résultats Challenge Richelieu M13 Filles

  • Bravo à nos jeunes arbitres en formation !

Un grand coup de chapeau à nos jeunes arbitres des compétitions de jeunes M9 à M13
Solveig & Sekou, positivement évalués
Christian, qui a arbitré pour la première fois en compétitions
Gaspard, poursuit sa formation départementale
Rayan, en formation régionale, s’exerce régulièrement à l’arbitrage, au club et en compétition. Le CEFC poursuit ses efforts de formation à l’arbitrage !

  • Together standing tall/ shoulder to shoulder ” (CID n°2 M13, Gymnase Elisabeth, dimanche 8 décembre 2019)

Malgré les grèves dans les transports publics, le CEFC s’est serré les coudes et s’est frayé un chemin jusqu’au Gymnase Elisabeth. Malgré quelques malheureux forfaits de dernière minute, les escrimeurs ont bravé la pluie matinale pour batailler contre 51 courageux.
A mi-parcours, l’ambiance chez les escrimeurs, peu satisfaits voire un peu abattus, n’est pas à la fête. Le recadrage concerne moins les imperfections techniques, inévitables dans cette catégorie d’apprentissage, que sur les “oublis”: “oubli” des valeurs élémentaires, de persévérance et de respect des consignes, “oubli” du combat et son élémentaire esprit d’humilité… Nous insistons sur le fait que le nombre de victoires nous intéressent moins que la feuille de route et la valeur technique et comportementale qui, tout naturellement accompagnent les succès ! Les M13 sont une catégorie clé pour perfectionner le geste et polir l’attitude. Ces courageux jeunes gens ont fait le plus dur en se pointant au moment des inscriptions. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin? Simon R., Pierre Loup et Merlin, sans victoire, vivent une compétition difficile, mais ont fait leur maximum au tableau d’élimination directe (Simon perdra contre son coéquipier Mathias, et Merlin contre un autre camarade du CEFC Benjamin). Tir groupé, toujours en D2 pour Mathias, Benjamin & Simon P.,(respectivement 10ème, 11ème & 12ème). Déception finale pour Théodore, auteur d’une compétition correcte mais décousue, battue sur le fil par le vainqueur de la D2 en 1/4 de finale. Il termine à une belle 6ème place de la D2.

Yal & Astahan (4 victoires chacun en poules) sont focalisés sur le résultat. Est-ce le syndrome du “gagneur” qui hait davantage la défaite qu’il ne goûte à la victoire? Perdre a dès lors une saveur particulièrement désagréable. Leur compétition, sportivement intéressante, est assombrie par ce ciel que seul la dernière touche peut éclairer. Fort heureusement, nos guerriers repartent à mi-journée avec un sourire discret. Notre dernier mot, avant de partir, résonne toujours comme un encouragement.

Le tableau pourrait être plus relevé en couleurs, lorsque nous quittons le gymnase, en fin d’après midi, après la compétition des filles. La seule médaille du jour, encore signée Marianne, 3ème de la D2, est venue apporter les reflets solaires attendues depuis le réveil. La “vraie” médaille sera gagnée quand la solidarité sera totale : le trio Lilly-Camille-Céleste, trouve rapidement ses marques et contamine l’ensemble des M13 par leur bonne humeur; Plus discrètement, mais non sans se battre, les “petites” Anna & Pénélope, font beaucoup mieux que simplement se défendre et suivent les traces de leurs aînées. Alors que Pénélope signe sa 2ème “division 1 ” en deux tournois M13, Anna signe sa toute première victoire en individuel et son premier match en 8 touches gagné en D2. Les deux victoires de Céleste et Camille en poules, ainsi qu’une belle victoire pour Lilly, leur permettent d’accéder à la D1, mais, au chaud dans la deuxième partie, (9ème, 10ème et 11ème) les trois flèches se suivent de la salle Gambetta à la piste, jusqu’aux couloirs du Centre Elisabeth, des rires de l’entraînement aux pleurs (rapides) de la compétition. Leur entente va montrer la voie à tou.te.s, ou comment tenir le coup grâce à ce fort esprit de groupe. Au CEFC, dans les bons comme les mauvais moments, on sait “se tenir droit.e, épaule contre épaule.…”

Thomas Fioretti

Remerciements : Tou.te.s nos accompagnatrices et accompagnateurs des enfants & jeunes des derniers week-end, et tout particulièrement, Négar, Frédéric & Pierre Luc pour l’aide au transport des housses bien chargées, mais également Frédéric, papa de Pénélope & la grande soeur d’Arda pour le transport des encadrant.e.s !

Que la Fête commence !

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Lors d’une compétition d’escrime, les participant.e.s ne sont pas toujours à la fête. Sur quelques dizaine voir centaine de participant.e.s, tous ne rentrent pas ivres de bonheur, et seul.e.s trois ou quatre d’entre eux montent sur le podium pour aller chercher coupe ou médaille…

La première compétition IDF Dimanche 10 novembre, organisée à Trappes, marquait le coup d’envoi régional de la course à la qualification pour l’épreuve de vérité de la catégorie M15 (né.e.s en 2006 et 2005) : la fameuse “Fête des jeunes”. Ce grand critérium national “minimes”, crée en 1975 par le Maître Jacques Donnadieu, était destiné, non seulement à détecter les potentiels de chacun.e et les futur.e.s étoiles de demain, mais également à valoriser la jeunesse sportive dans son ensemble. La Fête des Jeunes regroupe chaque année les 110 meilleur.e.s escrimeur.se.s du pays, aux trois armes, lors d’un week-end fou d’émotions et d’intensité sportive. Depuis la saison dernière, des équipes régionales (et non plus de Ligues ou Comité départementaux) s’affrontent lors du tournoi par équipes.

Trois voies sont désormais possible pour rêver de Nantes et de son édition 2019. Pour pouvoir naviguer jusqu’à la Loire, l’escrimeur.se devra faire partie du bon radeau : dans les premier.e.s du classement de Ligue (filière départementale), dans les premier.e.s du classement IDF (filière régionale), ou du classement national. Un histoire à étapes, qui compte deux compétitions parisiennes, deux compétitions Île-de-France, et deux compétitions nationales (il est coutume de dire que la compétition de Ligue de décembre est le “1/8è de finale”, la compétition de Zone de Janvier sera le “1/4 de finale”, et la compétition Interzone de Roanne en mars la “1/2 finale”, décisive pour la qualification finale à la Fête des Jeunes). Les jeunes escrimeur.se.s les plus méritant.e.s, chanceux, et les biens classés, seront qualifié dans une équipe Île-de-France, selon des critères définis par l’ensemble des capitaines d’équipes francilien.ne.s

Pour nos jeunes du CEFC, il va de soi que la route est encore longue jusqu’en Loire Atlantique : Adam, courageux “novice” (1 victoire), et Yal, autre brave surclassé M13 (2 victoire) sont encore au stade du rêve : celui disputer un jour la Fête des jeunes. Et à vrai dire, même Gaspard, frustré par sa 34ème place, a été repris durement par la réalité du terrain. Aucun escrimeur ne peut avancer si il ne laisse pas aller son imagination; l’espérance est l’état d’esprit qui anime beaucoup de sportif.ve.s, quel que soit leur niveau. D’un autre côté, les plus pragmatiques, les calculateurs et calculatrices, connaissent les conditions d’accession. Nos petits “bleus” sont encore loin de ces comptes d’apothicaires, ou de la chimère d’une médaille : ils font simplement de leur mieux.

Le rêve redeviendra peut être réalité au mois de juin pour Aida, excellente 7ème dimanche dernier (64 participant.es). Les chiffres, pourtant, ne dévoilent jamais la réalité complète : 61ème sur 64, 0 victoire en poules et en tableau, peu de points marqués : Solveig n’a pas réussi grand chose sur le plan comptable. Son courage sur le match de tableau, perdu 10 touches à 6, alors qu’elle dominait son adversaire 6 touches à 5, et les progrès techniques entrevues sur la pistes, lui donnent le droit d’espérer mieux et donnent à sa performance dominicale, un tout autre relief, un angle différent, pas moins valorisant. La persévérance, résultat ou pas à la clé, est une pièce maîtresse dans le puzzle final du parcours d’un.e escrimeur.se, où les matches se jouent dans les têtes et sur la piste.

Pour ces jeunes athlètes, dire que l’escrime est une “fête”, et que le championnat national en est une autre, alors que les impératifs scolaires, de plus en plus exigeants, et les contraintes sportives de plus en plus exclusives, n’est pas une mince affaire (à 14 ou 15 ans on peut aisément imaginer avoir envie de faire autre choses que d’aller se “battre” à Trappes ou à Clermont-Ferrand un dimanche en se levant à 6h du matin), . La rigueur demandée aux athlètes, l’implication et la générosité dont ils font parfois preuve, nous laisse parfois admiratif.ve.s. C’est pourquoi nous vous proposons chers parents, chère.s, adhérent.e.s, et vous invitons à discuter et échanger autour de la présentation de notre filière “jeunes” (pépinières M13 et M15-M17) pour une réunion qui sera organisée le :

  • Samedi 7 décembre 2019, dans la salle de permanence du Collège Gambetta, de 16h30 à 18h (entrée comme d’habitude au 153 avenue Gambetta)

Compétiteurs ou non, il nous semble opportun de pouvoir expliquer à tou.te.s notre projet sportif et éducatif (accompagnement des jeunes, gestion des stress, discipline à acquérir) utile à l’escrimeur.se et à l’individu. Nous détaillerons également la filière “M13” et la filière “Fête des Jeunes”, ainsi qu’une présentation de la catégorie des cadets, très complexe à suivre en raison de sa haute exigence compétitive, une catégorie où nous cherchons des solutions pour prolonger le parcours des escrimeur.se.s non compétitifs. Nous souhaitons également pouvoir former plus de jeunes à l’arbitrage, mais également, si ils ou elles le souhaitent vers des formations diplômantes. La filière “jeune” au CEFC ne se résumant pas strictement à la compétition, nous souhaitons valoriser la pratique pour tou.te.s. et pouvoir échanger avec vous tou.te.s sur le sujet

Thomas Fioretti

Résultats complets IDF M15 Dames : http://www.engarde-service.com/files/lifouest/2020_idf_trappes/2020_idf_trappes_dm15/index.php?page=clasfinal.htm
Résultats complets IDF M15 Hommes : http://www.engarde-service.com/files/lifouest/2020_idf_trappes/2020_idf_trappes_hm15/index.php?page=clasfinal.htm

Remerciements : à notre arbitre du week-end Florent Bauger, les accompagnatrices et accomapagnateurs du week-end pour le soutien apporté aux jeunes.

Toujours en jeu

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Au CEFC, le programme des petit.e.s comme celui des grand.e.s est le suivant : plaisir à la salle, pour emporter de la joie (et tout son matos!) dans les sacs d’escrime en compétition. Pour pouvoir créer ces conditions, il faut se prêter au jeu. Il en vaut la chandelle si on en accepte toutes les règles, mêmes les plus dures.

  • Sabre Sénior & M15 (samedi 12 octobre 2019, Gymnase Elisabeth)

Les grands étaient de sortie pour la première compétition interdépartementale de sabre, saison 2019-2020. Simon Brouard est un habitué des joutes compétitives : jeune escrimeur, il a souvent roulé sa bosse sur les pistes, le dimanche, et il en a fait du chemin avec son club formateur en Bretagne. Le jeune homme, discret, verbe rare et précis, tranchant sur la piste, marche aujourd’hui au plaisir mais pas à l’ordinaire : c’est avec un vrai relâchement qu’il vient signer un premier podium d’entrée de jeu, avec une belle victoire lors de son match pour la 3ème place.

On applaudit, Simon, et on applaudit Simon!

Son compagnon d’armes du jour, Silvio Carella, n’a pas les allures d’un petit bleu : il compense son inexpérience d’escrimeur (enfin surtout au sabre, l’homme commence à avoir de “la bouteille” comme épéiste !) par un goût du jeu sans modération. Savoir se jeter à l’eau sans grands repères fait partie du tempérament du joueur. Mais l’escrime est moins un jeu de hasard qu’une manière de sentir les choses, une discipline où gagnant comme perdant font l’effort de générosité. On se lance lorsqu’il est temps, qu’on a envie d’y aller, lorsque toute l’énergie est tourné vers un coup qui va laisser sans voix l’adversaire… Du plaisir, sans victoire, Silvio en aura pris en cette après-midi, malgré un nombre faible (8) de participant.e.s

La présence des deux grands et de la Maîtresse Donatella, ont permis de rassurer le vrai débutant du jour, notre jeune M15 Vadim Euchin. Le jeune sabreur, d’abord intimidé s’est petit à petit lâché et montré des qualités combatives qu’il faudra répéter. Seul jeune présent, le renfort des copains est attendu pour les prochaines représentations !

La Team Sabre !
  • Entraînement des Jeunes Individuel M9-M11 n°1 (13 octobre 2019, Gymnase Elisabeth)

“L’entraînement des jeunes” (EDJ) est un chemin emprunté depuis longtemps par les encadrant.e.s et jeunes escrimeur.se.s du CEFC. On ne revient pas assez sur ce mot “d’entraînement” qui doit peut être être entendu sur son sens le plus musical : l’effet de groupe, la joie communicative des petit.e.s du club “entraîne” les autres à suivre leur chemin. Chez les M11 Il y a les habitué.e.s, Aidan, Alba, Arthur, Benjamin, Joachim, Justine, Robin, Victor et Lucie, qui avait disputé sa première compétition en Belgique à Neufchâteau. Frère et soeur, Inès et Adam ont “entraîné” Yanis, le cousin, dans la danse. Toutes nos félicitations sont adressées aux “nouveaux” participants, pour leur première en EDJ, Abel, Oskar, Maxime, Gabriel et Ulysse, qui n’ont eu aucun mal à être dans le rythme. Avec ou sans victoire, avec ou sans médaille, diplôme éparpillé ou oublié, c’est moins le cérémonial qui prévalut comme grande leçon ou réussite du jour, qu’une envie ludique renouvelée, un jeu où les “franco-cubains” de l’est parisien répondent à l’appel de plus en plus nombreux chaque année sur le registre des présences (17 participant.e.s en M11, 23 en tout).

Le regroupemenent. Avant le cri de guerre 😉 ?

Les plus jeunes, au fleuret moucheté, ont pu s’amuser avec leur concurrent.e.s parisien.ne.s, et sous l’oeil de la Maîtresse Donatella et de Pablo, appliquer les consignes et entretenir une forme de respect et de dignité appliquée des plus jeunes escrimeur.se.s : un grand bravo à Hajar, Arsène, Octave, et Thibaud, qui ont fait leur premiers pas sur les pistes parisiennes.. Félicitations également à Clémence & Arda, nos ancien.nes, toujours aussi fidèles et déterminés sur la piste 🙂 Tou.te.s sont reparti.e.s, avec un diplôme et d’excellents souvenirs ! Présent après l’élimination des “grands” à Carpentier, je profite de la proximité du stade Elisabeth pour faire un saut, et observer avec fierté notre pépinière, et les progrès et les premières touches de nos plus jeunes pousses.

Clémence, Thibaud, Arsène, Hajar, Arda & Octave, entouré.e.s par Thomas, Pablo & Donatella.
  • Circuit National Elite M17 Paris (12 & 13 octobre 2019, Halle Carpentier)

Lorsqu’un athlète dispute une compétition d’escrime où sont inscrit.e.s 300 tireurs ou 140 tireuses, la notion de jeu prend une tournure sacrément différente. S’y faire une place c’est suivre le parcours du combattant : commencer sa compétition samedi après-midi, gérer le temps d’attente; revenir jouer sa chance le lendemain… si on a survécu au matches de qualification du samedi soir. Gaspard et Sekou, pas encore armés à ce niveau (1 victoire chacun, éliminés en poules), sont les deux premiers à perdre la partie. Après 3 victoires en poules, Rayan, un peu trop joueur, laisse son adversaire du tableau espérer, avant de fermer la porte (victoire 15-10). Qualification en poche, il reviendra le lendemain, tout comme sa camarade Cécile, dossard, qui, selon qu’on soit superstitieux ou fétiche, porte fortune ou malheur : 13ème après les poules sur 140, elle conserve ses forces, sans passer par le stress du match en 15 touches. En toute fin d’après-midi, c’est au tour d’Aida de jouer carte sur tables : sur la piste podium, Aida et son adversaire Maëliss Hervé ont patienté plus d’1h avant de s’affronter. Très combative et appliquée, la différence se fait sur les actions offensives marquées par la tireuse d’Antony. Aida perd la partie cette fois ci, mais a apprécié ses premiers pas et ses premières victoires convaincantes dans la cours des grandes.

Dimanche, c’est le compagnon d’Armes sénior Florent Bauger, arbitre la veille, qui servait de “grand frère”, avec moi pour épauler Rayan et Cécile. Encore engourdi par le réveil trop matinal, le compétiteur trouve une énergie et un calme inattendus pour signer deux belles victoires, lui donnant le droit de jouer son premier tableau de 128. Dit comme ça, la performance n’a l’air de rien; Se “contenter” d’une place dans les 100 premiers fera peut être sourire les habitués du plus haut niveau. Personne ne sait pourtant aussi bien que Rayan la longueur et la patience qui qualifient le geste de l’escrimeur, sa rigueur quotidienne à acquérir pour aller plus loin. Gadin après gadin, point après point, place après place, chacun doit apprendre à grignoter, avant d’être invité au grand banquet.

Du jeu, Cécile en a produit, forcément pour battre samedi en poules la n°14 du classement Charlotte Goulvestre, et dimanche, toujours en poules, la future gagnante Mario Rousseau 5 touches à 4. Le hasard des tableaux et des calculs chiffrés lui ont fait croiser le fer, par deux fois, pour une issue cruelle, la Messine Hombeline Lagarde. Battue sur le fil après un match décousu, 15 touches à 14, notre cadette a eu du mal à cacher sa déception de ne pas rentrer dans les 30 premières et termine à une honnête 36ème place. Celui ou celle qui se retrouve à 14-14, sait qu’il doit devoir tout mettre en jeu et jouer avec le sort, en tirant à pile ou face. Sa force aura été jusqu’au bout de faire le jeu de la convention, quitte à rater sa dernière riposte. Cette fois ci, la “numéro 13” a été du mauvais côté. Son expérience des victoires et de la défaite n’entament pourtant en rien à goût du combat et son immense respect du jeu, qualité qui anime l’ensemble de nos escrimeur.se.s.

Résultats complets U17 Dames et Hommes, Circuit National Paris, Halle Carpentier.
Circuit Elite Dames (dimanche 13.10.19) : https://www.engarde-service.com/files/cep/cnu17/dimu17f/index.php?page=clasfinal.htm
Qualifications Dames (samedi 12.10.19) : https://www.engarde-service.com/files/cep/cnu17/cnu17f/index.php?iage=clasfinal.htm
Circuit Elite Hommes (dimanche 13.10.19) :
https://www.engarde-service.com/files/cep/cnu17/dimu17h/index.php?page=clasfinal.htm
Qualification Hommes (samedi 12.10.19)
https://www.engarde-service.com/files/cep/cnu17/cnu17h/index.php?page=clasfinal.htm

Thomas Fioretti

Un grand merci à nos arbitres des compétitions M9-M11 et M17 : Solveig Germain-Castex, Ruben Rey, et Florent Bauger.
Remerciements aux parents, accompagnatrices et accompagnateurs, venu.e.s encourager les enfants lors de l’épreuve M9-M11. Merci particulier à Frédéric Medeiros pour son précieux relais au début de la compétition M17 le samedi, folle journée avec ses enchaînements entraînements-compètes!!

Lièvres & Tortues

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“Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit
   Furent vains : la Tortue arriva la première.
   Eh bien, lui cria-t-elle, avais-je pas raison ?
              De quoi vous sert votre vitesse ?
              Moi l’emporter ! et que serait-ce
              Si vous portiez une maison ?”

Jean de La Fontaine, (10, Livre VI)

La saison compétitive des jeunes escrimeur.se.s du CEFC a démarré dimanche 29 septembre dans la grande Halle Georges Carpentier (Paris 13). Toujours en apprentissage, nos petit.e.s CEFC, déjà habitué.e.s aux sorties dominicales, réalisent une petite idée du chemin à parcourir et continuent de tracer leur propre voie.

  • Le goût de la victoire (M15 Fleuret, Dimanche 29 Septembre 2019, Halle Carpentier)

Les M15 ouvraient leur saison dimanche dernier à la Halle Carpentier, qui accueillait, en ce week-end du 28-29 septembre, le “Lutetia”, important tournoi national d’épée junior. Impressionnés par le gabarit des athlètes à leur arrivée dans la halle d’escrime, Adam & Roméo se demandent si ils ont atterri au bon endroit. “Mais on va tirer contre eux ???” me demande, interloqué, Adam. Une inquiétude vite dissipée lorsque j’explique aux moins expérimentés que la compétition ne regroupe que des jeunes de leur âge. De leur âge, mais pas forcément de leur taille, et c’est exact que les différences peuvent être importantes d’un.e jeune à l’autre. Adam, toujours, découragé par la robustesse de certains adversaires de sa poule, trouve pareille excuse pour minimiser l’impact de ses défaites. Il comprendra par la suite, qu’il pratique une discipline où le maniement de l’arme et sa stratégie primeront la plupart du temps sur la force physique. Roméo, débutant placé d’emblée sur la piste “podium”, est d’abord intimidé par l’événement, puis heureux de pouvoir combattre avec ses armes. La présence d’un jeune escrimeur, lors de sa grande première, est une éclosion dont tout éducateur peut se réjouir. L’assiduité à l’entraînement se transforme en volonté d’en découdre, et un pas est réalisé, une continuité, un fil qui relie le plaisir de s’entraîner avec les copains et la bagarre du dimanche.

Pablo, Maître Eddy & Thomas, Alois

Il est encore trop tôt pour les autres anciens, qui n’ont pas “siempre” trouvé la “victoria” au bout de leur pointe. Pablo, Gwen Liam, Alois ou Pierre, vivent parfois des matinées difficiles. Mais leur courage, leur envie, donnent à la photographie d’ensemble une couleur d’ensemble bien plus heureuse qu’une feuille de résultat.

Les plus déterminé.e.s de nos M13 (les 2ème année surclassé.e.s, né.e.s en 2007) sont aussi allés faire un tour à l’étage supérieur. Bien en a pris à Théodore et Astahan (2 Victoires en poules) et également à Yal (3 victoires) de faire le chemin jusqu’à la porte d’Ivry. Les “petit.e.s” Camille et Céleste étaient présentes pour s’aguerrir et prendre de la confiance.

Christian & Gaspard ont été les plus sereins. Le premier, qui découvre la catégorie M15 a étonné par son calme : 4 Victoires en poules. Le second, a désarçonné… par son trop grand calme. Mais après tout, pourquoi s’énerver lorsqu’on gagne 5 matches sur 6? Il était donc écrit que les deux stoïciens allaient se retrouver : c’est Gaspard qui l’emporta sur une “bulle” (10-0), sans discussion, mais aussi sans vrai combat. Après cette victoire facile, s’annonçait pourtant l’avis de tempête et, combat il y a eu, contre le costaud Antoine Da Silva. 4 touches contre 10 pour son adversaire du jour. La logique du classement était respectée. Mais la prochaine fois, pour traverser les orages, mieux vaut déjà sortir équipé.

C’est la bonne humeur qui doit gagner à la fin !

Les filles ont démarré leur compétition au moment où la halle se vidait petit à petit. C’est donc des tribunes vides qui ont accueilli la victoire d’Aida, qui commence sa saison 2019 tambour battant : 5 victoires en poules. Le chemin inverse de celui de Solveig, qui ne se décourage pas du tout. La veille, dans cette même salle, sa connaissance de l’escrime et son sérieux lui ont permis d’obtenir son examen pour entrer en formation de jeune arbitre interdépartementale. Une autre forme de victoire, pas uniquement liée à la place d’un sportif sur un podium, ou à la couleur d’une médaille : nos jeunes escrimeur.se.s réalisent qu’un moment décisif peut se concrétiser autrement qu’en compétition, différemment d’un affrontement sur la piste.

Aida et les filles M15 de la ligue de Paris

Le goût d’une victoire peut aussi être doux-amer. Menée 9 touches à 1 face à une adversaire largement supérieure, notre grande Louise donnait tout. Sur une attaque de la dernière chance, et faisant reculer son adversaire, Louise n’aura jamais le temps de tenter sa chance. Arrivée au bout de la piste, la jeune Morgane s’écroule. Elle ne se relèvera pas et c’est en pleurs, sur une civière qu’elle quittera la piste. On lui souhaite un rétablissement rapide.
Déstabilisée par une victoire qu’elle n’aurait jamais du obtenir, Louise culpabilise. Lors d’un changement de fil de corps lors de son match suivant, elle et moi avons encore en tête l’incident du match. Aux premières loges, la jeune fille est restée de longues minutes auprès de Morgane. “C’est pas juste, j’avais perdu“. Le sport, en général, et l’escrime en particulier, ne récompense pas toujours justement les athlètes. La justice du sport s’exprime quand elle le doit. D’un point de vue comptable, le gagnant final a gagné parce qu’il a remporté ses matches d’une touche de plus, au moins. D’un point de vue tout à fait symbolique, le gagnant final est parfois ailleurs que sur le podium. Lorsqu’il conserve l’attitude et remporte la mise, c’est qu’un véritable champion s’exprime. Gagner et perdre s’apprennent, comme dans toute discipline mettant en jeu des points. “It’s an unfair game” dit du baseball Brad Pitt dans Moneyball (Bennett Miller, 2012). Si l’escrime renvoie parfois cette impression, la noblesse de son essence donne néanmoins parfois au vaincu des airs de grandeur. La victoire et la défaite prennent alors un goût différent, qu’il convient à chacun de savoir dissocier.

  • Le goût du jeu (CID n°1 M13, Salle d’Armes de Montparnasse)

Comme les M15, les M13 ont lancé les dés pour la première de la saison, dans la salle d’armes de Montparnasse. Les “benjamin.e.s” du CEFC appartiennent à cette catégorie entre deux âges, où l’enjeu de classement assez faible, ne doit jamais prendre le pas sur la règle, son esprit, et le fair play qui va avec. 9 Garçons 7 filles, 4 arbitres, 2 “coaches”, 0 médailles. Les chiffres sont durs, les chiffres sont beaux : on peut leur faire dire ce que l’on veut. Ce que les chiffres ne pourront jamais dire en revanche, ce sont les grands moments où les enfants, perdants ou gagnants, sortent valorisés par leur présence et leur prestation. En division 3, Théodore et Simon R. s’inclinent en 1/4 après des poules intéressantes (2 Victoires). Valentin, après deux années sans escrime, retrouvait avec une grande fraîcheur les pistes parisiennes; sans vaincre mais pas sans esprit gagnant!
Dans le deuxième wagon, un Mathias combatif et sérieux (3 victoires) un Colin, positif, plutôt en forme (3 victoires en poules) et un étonnant Noé (1 victoire dans le sac en poules mais un joli succès 8-6 contre un adversaire mieux classé) ont assuré leur présence dans le milieu du classement (dans les 32). Un parcours un peu similaire pour Simon P. , à l’aise quand le match devient plus long (1 v en poule et une belle victoire au tableau d’entrée). Astahan, le jeune frère de Sekou, , nouvel arbitre en formation pour le CEFC, a réussi la belle performance du jour en poules 4 Victoires. Frustré par son combat et d’habituels problèmes comptable des touches, il termine à une bonne. Enfin Yal, auteur de 3 victoires en poules, est le seul M13 du jour à franchir deux tours de tableau, et termine à une très honnête 16ème place.

Petit.e.s et grand du CEFC après la compétition des garçons

Les filles, ont souvent pris l’habitude de rester groupées, sur la piste et sur la feuille de résultat : 11ème, 12ème et 15ème : Céleste, Camille & Lilly se suivent et ne se lâchent plus ! En Division 3, Maylis passe de peu à côté d’un joli coup mais perdra au tour suivant contre une camarade CEFC, Caitlin (2 victoires en poules), qui battra à nouveau une camarade du samedi dans une très belle rencontre d’escrime, Caroline, 8 touches à 7. Plus à l’aise sur des matches long, elle atteint la “petite petite” finale, perdue de peu 8 à 5, jusqu’à la 17ème place. Honneur à la plus jeune du groupe Pénélope, 16ème du classement, et dans son élément chez les “grandes petites”.

Le CEFC vous salue bien !

***

Inutile de tirer des bilans après moins d’un mois d’entraînement. Le CEFC se développe : ses 230 membres ne participent pas tou.te.s aux compétitions. Et les participant.e.s ne survolent pas les compétitions. Notre nouvelle licenciée sénior, Mariore Manneville, déjà de retour sur les pistes à Antony et Valence, a voyagé seule sans connaître la gloire, mais elle sait parfaitement que lièvres, comme tortues, en portant sur son dos le sac de la défaite ou le sac de la victoire, tous doivent d’abord franchir la ligne d’arrivée pour savoir qui ils sont réellement.

Thomas Fioretti

Résultats M15 :
Filles (23 classées)
Aida Khellaf, 1ère de la compétition
Solveig Germain Castex, 22ème
Céleste Medeiros : 19ème
Louise Mercier le Quéllec 16ème
Camille Réguigne Grancher : 20ème

Garçons 49 classés
Adam Belkhiri Raynal 46ème
Gwen Liam Beulz 43ème
Alois Cariou : 29ème
Christrian De Reviers : 21ème
Pablo Duprat 35ème
Pierre Hacquard : 49ème
Théodore Gouzik 36ème
Gaspard Medeiros : 13ème
Yal Rey : 31ème
Roméo Tomat : 48ème
Astahan Sylla : 33ème

Résultats M13
Filles (24 classées)
Maylis Breton : 19ème
Lilly Faucheux : 15ème
Céleste Medeiros : 11ème
Pénélope Mairie : 16ème
Caroline Malvoisin : 22ème
Camille Réguigne Grancher: 12ème
Caitlin Schott : 18ème

Garçons (51 classés)
Colin Czernich : 22ème
Mathias Fourcade : 24ème
Théodore Gouzik : 38ème
Valentin Jarry : 50ème
Noé Pernin : 32ème
Simon Portal : 31ème
Simon Reboul : 40ème
Yal Rey : 16ème
Astahan Sylla : 25ème

Remerciements :
Nos arbitres M13-M15 : Rayan Sadli, Ruben Rey, Adrien Souyri, Sekou Sylla.
Notre accompagnateur M13, Pablo Rey, présent auprès des jeunes escrimeur.se.s. Merci aux parents venus encourager les jeunes du CEFC.
Crédits photographiques : Donatella, Thomas, Nicolas Czerniche et un grand merci à Marie de la Tour d’Auvergne pour les photographies des jeunes sur l’épreuve M15 de la Halle Carpentier

Le Beau Danube Bleu

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À moins d’un an des Jeux Olympiques 2020 (Tokyo, 24 juillet – 9 août 2020), l’équipe de France d’Escrime a réalisé d’excellents mondiaux à Budapest en juillet dernier, marqués par les titres du fleurettiste Enzo Lefort, et des épéistes hommes. Dominés par la Russie, (7 médailles, 3 titres), ces épreuves ont été surtout le théâtre de matches extraordinaires, qui deviendront peut être un jour des classiques de l’escrime internationale.

la joie collective du clan tricolore après le succès d’Enzo Lefort au fleuret

Assez peu médiatisée, l’escrime a pourtant d’indéniables atouts à faire valoir. Sport de mouvement et de combat, l’extrême technicité, la rapidité gestuelle, ainsi que la complexité des règles, rendent la captation parfois difficile, et la lisibilité peu évidente pour le spectateur. Les initié.e.s, passent davantage temps à discuter l’interprétation des touches, qu’à en apprécier la qualité.

Nombreux.ses sont celles et ceux qui essaient d’en capter, sinon l’essence, la magie, la beauté, parfois la violence d’un combat armé, autrefois martial. La plupart de ces vidéos transmettent surtout l’image d’un ballet entre deux sportifs, lames virevoltantes et déplacements vifs, loin, très loin de notre pratique d’amateurs éclairés. D’une remarquable qualité promotionnelle, ces images esthétisantes de haut niveau, avec de sportifs de haut niveau, ne disent pas tout de la nature élémentaire du combat sportif : devoir marquer une touche de plus que l’adversaire en face de soi.

Escrime au ralenti (FIE Fencing Channel, Youtube)

De l’efficacité, l’équipe de France en a manqué lors de la première journée. Il s’en est fallu de peu que la jeune épéiste Coraline VItalis (24 ans) ne décroche la première médaille du groupe France, et sa première breloque mondiale. 5ème de l’épreuve, place exceptionnelle mais invisible, elle signe néanmoins le meilleur résultat bleu du jour. Le titre mondial est revenu à une autre habituée des pistes françaises, la représentante du Brésil Nahtalie Moellhausen, récompensée pour sa ténacité et son immense volonté.

Le lendemain, deux surprises frappent le clan tricolore, une bonne et une moins bonne : l’élimination cruelle de Yannick Borel en 1/4 de finale (5ème, comme sa compatriote Vitalis), est une déception pour le meilleur de nos épéistes. Les escrimeur.se.s français.es vont néanmoins connaître le bonheur d’ouvrir le compteur médaille avec l’argent, inattendu et remarquable, de la jeune fleurettiste francilienne Pauline Ranvier. Formée à Paris et licenciée au club de Melun Val-de-Seine, l’escrimeuse de 25 ans vit une journée de rêve après une qualification tranquille (5V sur 5 en poules). Après deux matches bien menés et accrochés contre Fanny Kreiss (Hongrie) et Yuka Ueno (Japon), Pauline Ranvier réalise une performance de choix en battant l’italienne Arianna Errigo, double championne du monde individuelle. Elle s’incline de peu, en finale, contre la grande Inna Deriglazova (Russie), qui remporte son 3ème titre mondial consécutif.

La dernière journée des épreuves individuelles va réserver des émotions folles : honneur aux dames avec la superbe victoire de l’Ukrainienne Olga Kharlan, qui elle aussi empoche sa 3ème couronne planétaire en individuel. La finale entre Kharlan et Sofia Velikaya (Russie) a sans doute été l’un des meilleurs moments de ces mondiaux, remarquablement organisés et mis en scène.

Cécilia Berder 6ème et Manon Brunet éliminée au tableau de 16, les derniers espoirs de titre reposaient sur les fleurettistes. La journée avait bien mal commencé pour eux, Le Péchoux et Mertine sortis au 1er tour, Pauty au tableau de 32. Restait le francilien Enzo Lefort. Très prometteur, le fleurettiste guadeloupéen avait signé à 22 ans son premier podium dans un grand championnat, à Kazan en 2014 (médaillé de bronze). D’abord poussif durant les deux premiers tours, Enzo va aller chercher son sacre en balayant le russe Zerebchenko (15 à 7) puis en ne faisant qu’une bouché du surprenant anglais Marcus Mepstead en finale (15 touches à 6). Lefort est le premier fleurettiste français titré depuis Philippe Omnès à Lyon en 1990, et obtient le premier grand titre individuel du fleuret national depuis l’or olympique de Brice Guyart aux J.O. d’Athènes en 2004. La portée de l’exploit, qui consacre un grand talent et un jeune homme valeureux, est rayonnant pour l’escrime française.

Interview (en anglais) du nouveau champion du monde de fleuret, le Français Enzo Lefort)

On ne pouvait pas ne pas dire un mot sur notre compagnon, notre ami, l’espagnol Carlos Llavador. Battu au tableau de 16 par le Hong Kongais Choi, il termine à la 11ème place. Désormais 27ème au classement FIE, il va devoir batailler pour obtenir son ticket olympique, mais le garçon a de la ressource et il lui est permis de rêver.

La joie d’un titre individuel est intense, mais les athlètes pourront le confirmer : rien ne remplace l’émotion collective d’une victoire par équipes. Le face à face de l’escrime, dans une discipline où l’individu, voire l’individualisme a une place importante, est pimenté lors des duels d’un “par équipes”. Très particuliers par leurs retournement de situation, ces matches révèlent les tempéraments et concentrent les émotions les plus fortes.

Les épreuves par équipes ont donné un relief supplémentaire a ces Championnats du Monde. Tous les trois disputées par une touche d’écart, la finale Italie-Russie, au fleuret féminin, l’intense Corée du Sud-Hongrie au sabre masculin et le dramatique final de Russie-Chine à l’épée dames, ces matches ont été parmi les finales les plus incroyables de ces dernières années. Destins contraires chez les escrimeuses russes, où Violetta Kolobova, héroïne malheureuse, vaincue à la mort subite, n’a pas connu l’immense bonheur de la dernière touche, ce qu’Inna Deriglazova aura l’occasion de faire, en portant l’estocade finale contre Elisa Di Francisca. L’athlète russe signe un retentissant doublé qui la classe très haut dans le palmarès mondial.

Côté bleu, les fleurettistes françaises ont manqué l’occasion de rapporter une 6ème médaille internationale, depuis le “chou blanc” des JO de Londres. Depuis 2012, les filles du fleuret sont très souvent montées sur la boîte (Bronze à Budapest en 2013, Argent à Kazan en 2014, Bronze à Moscou en 2015, Bronze à Rio en 2016, Bronze à Wuxi en 2018). Battues de deux touches, elles terminent au pied du podium.

Les épéistes hommes et les sabreuses ont connu des fortunes diverses en voulant gravir la dernière marche. Sacrées en Chine, Manon Brunet, Cécilia Berder, Charlotte Lembach et Caroline Queroli ont buté sur une impeccable équipe de Russie lors de la finale. Emmenés par Yannick Borel, les épéistes ont largement dominé la compétition et terminé le travail en finale contre l’Ukraine après 8 relais sur le fil (35-35 avant le dernier le relais). 10-2 et 3 minutes plus tard, Alexandre Bardenet, Ronan Gustin & Daniel Jerent portaient en triomphe le colosse de Pointe à Pitre.

Avec 2 titres et 3 médailles d’argent, la France se classe au 2ème rang mondial des nations. Dominatrice l’an passée, les transalpins ont marqué le pas, mais beaucoup “scoré” (aucun titre, mais 7 médailles de bronze). La Russie, 1ère nation mondiale, et la Corée du Sud (2 titres), ainsi que la Hongrie à domicile (1 titre, 3 médailles en tout) ont réussi leurs championnats. Tout ce beau monde a rendez-vous dès le mois de septembre et jusqu’en avril 2020, fin de la qualification olympique, et auront alors en ligne de mire la préparation les menant jusqu’à l’Olympe dans la capitale nipponne. Des bords du Danube jusqu’au soleil levant, le chemin est encore long, mais d’ici là, ça risque de barder…

Un petit aperçu des meilleurs moments des championnats du monde d’escrime. Tous les matches sont visibles sur la Chaîne Youtube de la Fédération internationale d’Escrime (FIE Fencing Channel)

Thomas Fioretti

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