Carlos se montre à Montreux, Ivan brille à Baku

with Pas de commentaire

image

Podium au fleuret: Daniele Garrozo, Andrea Cassarà, Carlos Llavador, Edoardo Luperi

Nos amis hispanophones ont brillé au mois de juin : Carlos LLavador, licencié au C.E.F.C., a créé la sensation en obtenant son premier podium européen à Montreux (Suisse). Notre grand ami Ivan Trevejo s’est quant à lui imposé dans l’épreuve individuelle aux 1ers Jeux Européens à Baku (Azerbaïdjan). Pour récidiver deux jours plus tard par équipe !

7 juin, fin de l’après midi, je rentre exténué des cours d’Escrime dispensés aux enfants du C.E.F.C.. Je reçois régulièrement des nouvelles de Vichy, où Eddy entraîne ses jeunes parisiens, au critérium national minimes, la “Fête des Jeunes”. Notre week-end surchargé s’accompagne de bonnes nouvelles venues de Suisse, où se déroulent les Championnats d’Europe Séniors d’Escrime. SMS d’Eddy: “Carlos est en demi-finale“. Je me jette alors sur les résultats et retrace le parcours admirable du jeune madrilène. Après 3 victoires en poules, Carlos expédie facilement ses deux premiers tours (15-5 contre le Hongrois Dosa, 15-5 contre l’Ukrainien Yunes, qui l’avait battu au tableau de 16 à Strasbourg). Au tableau de 16, il bat le croate Ivan Komsic 15-9. Son chef d’oeuvre intervient en 1/4 de finale où il vient à bout du solide Richard Kruse sur le score de 15 touches à 10. Assuré d’être médaillé, il a fort à faire dans le dernier carré, puisqu’ Andrea Cassarà, ex-numéro 1 mondial, champion du monde en 2011 à Catane, se dresse sur sa route. Après un début de match manqué (5-0), Carlos fait bonne figure pour finalement s’incliner 15-10.

image (1)

Carlos et sa médaille de bronze

De bon augure pour la suite, et notamment en vue du nouveau classement FIE, où notre jeune gaucher pointe désormais au 53ème rang ! Le rendez-vous est pris pour le 15 juillet prochain, début des épreuves individuelles de fleuret des Championnats du Monde d’Escrime à Moscou. On suivra les aventures de notre champion ‘intenacional’ du C.E.F.C. !

ranking

(Twitter : Carlos Llavador @llava1)

Il convient également de tirer un grand coup de chapeau aux équipes de France, désormais 3ème nation européenne derrière les intouchables Russie (9 médailles, dont 3 d’or) & Italie (10 médailles, dont 3 d’or). La “Team France” obtient 3 médailles d’or, grâce aux succès de Gauthier Grumier à l’épée, ainsi qu’aux victoires finales, par équipes, des fleurettistes (Jérémy Cadot, Enzo Lefort, Erwann Le Péchoux & Julien Mertine) contre la Russie (45-35) et des épéistes (Ronan Gustin, Gauthier Grumier, Daniel Jérent, Ulrich Robeiri) contre l’Estonie (45-32). Le sabre féminin a également été très performant: emmenées par Charlotte Lembach, finaliste en individuel (battue de justesse 15-14 dans une finale épique contre Vélikaïa), les filles ont accroché la finale, perdue contre des Russes brillantes et une Sofia Velikaïa des grands jours, de retour au plus haut niveau. Charlotte Lembach a du laisser sa place en demi-finale à la remplaçante Saoussen Boudiaf, qui a terminé le travail de ses coéquipières Cécilia Berder & Manon Brunet. Enfin, la dernière médaille est arrivé grâce à la super équipe des fleurettistes dames, Anita Blaze, Astrid Guyart, Pauline Ranvier Ysaora Thibus. Battues par l’Italie en demi-finale (45-36), les bleues ont surclassé les Allemandes (45-28) pour obtenir une belle médaille de bronze. On espère que nos équipes répèteront leurs gammes (et ces bons résultats!) au niveau mondial en juillet à Moscou, avant de lancer une saison décisive, dont le point d’orgue sera l’Amérique du Sud, et les Jeux Olympiques de Rio.

Du côté de Baku, où avaient lieu les premiers Jeux Européens, les français ont également brillé. Au fleuret, Jean-Paul Tony Helissey s’est paré de bronze, tout comme la junior Margaux Rifkiss au sabre. Les filles ont ramené une très belle médaille d’argent au fleuret (Gaëlle Gebet, Julie Huin, Chloé Jubénot, Jéromine Mpah Njanga). La moisson s’est faite à l’épée, où Daniel Jérent, fraîchement revenu du titre européen, a obtenu le bronze en individuel, puis l’or avec ses camarades Yannick Borel, Ronan Gustin & l’inusable Franco-Cubain Ivan Trevejo.

Le talent n’est pas une question d’âge. Ivan le prouve de semaine en semaine depuis son intégration en équipe de France il y a désormais 3 ans. On peut à peine parler de “deuxième carrière” pour le vice-champion olympique d’Atlanta, tant son envie n’a jamais fléchi, tant son désir de victoire est toujours intact après toutes ces années passées sur les pistes. En finale, le russe Khodos ne lui oppose pas plus de résistance que la plupart de ses adversaires (victoire 15-8). La “vraie” finale avait eu lieu en demis, contre son coéquipier Daniel Jérent (15-10).  Lors de la touche finale lui donnant le titre, Ivan s’est retourné, incrédule vers l’entraîneur national Hugues Obry. Oui, le “maestro” est toujours là; oui, il remporte son premier titre majeur depuis sa naturalisation; oui, il reste à 100% dans la course Olympique. Le talent n’a pas d’âge, disions nous, avec Trevejo, il ne disparaîtra jamais.

ivan

Ivan Trevejo remporte la finale ! #Baku2015EuropeanGames (capture d’écran: lequipe21)

Razzia bleue

with Pas de commentaire

Doublé au “Monal” (désormais Challenge SNCF Réseau), victoire des sabreuses à Pékin, podium pour les épéistes bleues à Johanesburg, 3ème place de Vincent Simon au Grand Prix de Saint-Petersbourg au fleuret.

 

Pas trop matinaux, Eddy & moi débarquons sur le coup de 11h Vendredi au stade Pierre de Coubertin suivre les premiers pas d’Ivan Trevejo, toujours vert dans sa 44ème année. A peine le temps de voir notre champion s’excuser d’y être allé un peu fort sur une touche portée à la clavicule de son adversaire américain, pousser un ou deux cris, que l’affaire est déjà bouclée pour les qualifications. C’est net et sans bavure:  deux “bagels” (5-0), et 6 victoires. Le Franco-Cubain termine n°1 après le classement des poules et se qualifie directement pour le tableau de 64 du lendemain. Décontracté et disponible, comme à son habitude, il trouve le temps de bavarder entre deux assauts, et nous prendre la température de l’évènement. Plus de 350 tireurs sont présents pour cette épreuve toujours très réputée et appréciée des tireurs, bien qu’elle ait perdue, comme le C.I.P. Fleuret, son appellation de “Grand Prix F.I.E.”. On sent qu’Ivan veut y jouer la gagne, mais la route est longue: c’est la fameuse “voie vers Rio”, signalée sur l’affiche par les étapes mondiales façon station de métro, pour aller jusqu’aux Jeux Olympiques brésiliens. Le ‘Monal’ est là où tout commence pour nos fines lames françaises de l’épée.

 

Les plus costauds d’entre eux passent cette première journée sans encombre. Mais pas Hypolite Bouillot, récent champion du monde junior à Tashkent, pour ses débuts chez les “grands”. Les champions du monde de Kazan (Lucenay, Jérent, Robeiri, Grumier) sont là; Ivan bien sûr, et puis les confirmations de cette saison (Gustin, Fonson, Marchal). Et puis, il y a parmi les qualifiés bleus, un ancien finaliste qui s’est (un peu) fait oublier : Alexandre Blaszyck, jusqu’alors en manque de résultats. Il y a deux ans, dans l’écrin du Carrousel du Louvre, il s’était retrouvé à 14-14 contre son coéquipier Daniel Jérent. Blaszyck avait touché mais l’arbitre avait annulé le point. Le grand Alexandre (1m97!) avait ruminé longtemps cette déception. Obry l’a d’ailleurs récemment titillé en déclarant publiquement qu’il pourrait passer à côté d’une grande carrière.
Après son premier tour géré tranquillement géré, (victoire 15-7 contre l’Ukrainien Herey), Ivan devait faire face au Suisse Fabian Kauter au t.32. Un adversaire qu’il connait bien, et qu’il a battu un mois auparavant au GP de Budapest. L’helvète, revanchard, n’hésite pas à afficher publiquement son envie d’en découdre.

tweet_fabian
Source : https://twitter.com/FabianKauter/status/594433629608087553

rrr

Le match démarre mal (0-3) pour Ivan, trop pressé de toucher en première intention. Kauter maîtrise, pare, contre-attaque, joue sur sa tonicité et ses qualités explosives. Petit, il sait qu’elles sont ses principales armes, bien aidé par une main en or. Défait sur le score de 15-8, Ivan quitte la compétition avec les honneurs; déçu mais pas abattu d’avoir trébuché sur la première marche. On l’a dit: la route vers l’Amérique du Sud est encore bien longue.

ivan_eddy_tom
Ivan Trevejo, avec Maître Eddy Patterson (à droite) & Thomas Fioretti (au centre)

Avant de partir, il est temps de poser avec le champion, à qui je précise qu’on entretient vivement sa légende parmi et autour de nous, au club et ailleurs. L’aventure continue, suerte Ivan !

Kauter élimine au tour suivant un autre français, le champion du monde Ulrich Robeiri, hélas pas dans une forme étincelante. Le match France-Suisse, grand classique à l’épée, se poursuit sur les pistes voisines avec la victoire “caliente” d’Erwann Fonson à la mort subite contre Benjamin Steffen, dans ce qui restera un ‘must’ de cette édition 2015.
Blaszyck toujours en lice, les Bleus voient perdre en route précocement Gustin & Marchal, puis Grumier, battu par le surprenant gaucher Tourchine (32 ans, 52ème mondial), futur demi-finaliste après un non-match absolu contre son compatriote Avdeev, conclu sur le score de 4-3 à la mort subite après 3 passivités… Après un joli parcours, dont un énorme assaut contre Jorg Fiedler (ancien vainqueur du Monal), Lucenay s’incline en ¼ contre le roublard Gabor Boczko, victorieux en 2007. Blaszyck, toujours très impressionnant s’invite dans le dernier carré! Et le show ne fait que commencer….

piste_monal
Son et lumière à Coubertin : L’escrime et l’épée brillent

Après un intermède ‘samba & carioca’ pour rendre hommage au futur pays hôte des jeux, les organisateurs ont misé sur une mise en scène spectaculaire mettant en avant les athlètes sur la piste principale. C’est à la fois beau, intime et tendu, feutré et intimidant. Dans cette ambiance réunissant spectacle et compétition, Alexandre Blaszyck est éblouissant. Il livre en demi-finale (15-8 face à l’italien Paolo Pizzo, un des tireurs les plus impressionnants ce jour-là) et en finale contre Boczko (15-9) deux partitions magistrales, effaçant le douloureux souvenir de 2013. “C’est plus beau qu’un titre mondial!” déclarera t-il après son triomphe. Et si il vérifiait en juillet prochain en allant décrocher l’or à Moscou (Mondiaux d’Escrime du 13 au 19 Juillet)?

 

Le lendemain, l’équipe, composée de Daniel Jérent, Ulrich Robeiri, Ronan Gustin & Gauthier Grumier, triomphe de l’Allemagne en finale. Le week-end de rêve se complète alors : à Pékin, les sabreuses,  pourtant privée de Charlotte Lembach, blessée,  s’imposent contre l’Ukraine d’Olga Kharlan en finale. Défaillantes en individuel, les épéistes Lauren Rembi, Auriane Mallo, Maureen Nisima & Marie Florence Candassamy, décrochent un joli podium en Afrique du Sud. Quant à nos fleurettistes, toujours très réguliers, c’est cette fois ci Vincent Simon qui sort du lot en allant chercher la 3ème place à St Pétersbourg. On espère que la dynamique se prolongera dans la capitale russe cet été.

Coupe du monde – Challenge International de Paris (17 & 18 Janvier)

with Pas de commentaire

Carlos-Llavador-CN-AnthonyUne semaine après un bon résultat à l’Open d’Antony, notre champion ibère a vécu une désillusion aux qualifications du Challenge International de Paris. Il quitte la compétition dès le vendredi à l’issue du tour de poules, et après n’avoir accroché qu’une seule victoire. Pour Eddy et moi venus le soutenir, la journée du vendredi est difficile à vivre: dès l’échauffement et dès les touches inaugurales, les sensations de notre champion ne semblent pas excellentes. Les premiers assaults, très accrochés, ne tournent pas dans le bon sens pour le n°1 espagnol; les défaites s’enchaînent, inéluctablement. Orgueilleux, le champion arrache son dernier match pour l’honneur (victoire contre Moritz Hinterseer). Espérons pour lui une meilleure issue lors du Löwe Van Bonn (6-8 février 2015), prochaine étape mondiale, afin de laver cette déception.

Côté Bleu, Enzo Lefort n’a certes pas réédité son exploit de l’an dernier, et ne devient pas le 1er double vainqueur depuis l’allemand Benjamin Kleibrink (2006-2007). Mais en se hissant jusqu’en ½ finale, Enzo confirme qu’il reste le n°1 du fleuret français et la meilleure chance de médaille tricolore dans un grand championnat.

Ce week-end à Coubertin a surtout vu la confirmation de l’installation définitive comme ‘cadors’ des fleurettistes américains. Ce n’est désormais plus une surprise: les “4 fantastiques” Gerek Meinhart, Miles Chamley-Watson, Alexandre Massialas, & Race Imboden (vainqueur de l’individuelle en battant en finale le surprenant italien Daniele Garozzo) font partie des toutes meilleures équipes au monde. Les étatsuniens font coup double en remportant les deux compétitions en jeu, en triomphant de l’italie lors de la finale de dimanche sur le score de 45 touches à 44.

En savoir plus : http://evenementsescrime-ffe.fr/cip

Challenge C.E.P., Marathon Fleuret 2015

with Pas de commentaire

Le Cercle des Escrimeurs Parisiens organise ce week-end son célèbre Challenge, un marathon de fleuret auquel participent plus de 1000 tireurs venus du monde entier ! Ouverts aux catégories Cadets – Minimes – Benjamins, venez encouragez nos escrimeurs inscrits à l’épreuve internationale, comptant pour le classement national cadet.

Tout savoir sur la compétition : http://www.marathon-fleuret.com/

Succès de nos amis vénézueliens

with Pas de commentaire

Nos deux licenciés Vénézuéliens Yulitsa Suarez et Antonio Leal ont brillé aux Jeux Sud-Américains (Santiago du Chili). L’exploit pour les filles emmenées par Yulitsa Suarez (avec Isis Gimenez et Liz & Emiliana Rivero) médaille d’or de la compétition par équipes. Joli podium pour Antonio qui termine 3ème d’une compétition remportée par le parisien Dimitri Clairet-Roa (T.A.).

IMG_8409.jpeg

Les filles du Venezuela sur le podium (de gauche à droite : Liz Rivero, Emiliana Rivero, Isis Gimenez et Yulitsa Suarez du C.E.F.C.)

L’équipe du Venezuela, championne d’amérique du sud, ici avec leur entraîneur.Bi38clQIAAAD8rJ.jpg

Leal 3ème.jpeg

Au centre, Dimitri Clairet-Roa et Antonio Leal (Venezula) du C.E.F.C.

Enfin saluons les superbes performances de Cécilia Berder, victorieuse de sa première épreuve du coupe du monde à Antalya, et  d’Enzo Lefort (2ème à St Petersbourg et de nouveau 2ème ce week-end à Venise lors du Grand Prix). Un dernier mot sur Ivan Trevejo, 3ème à Legnano, 12ème au classement mondial, qui va aborder le Challenge RFF Monal (3 & 4 mai 2014 à Coubertin) en pleine confiance.

Thomas Fioretti

Circuit International – Coupe du Monde février 2014

with Pas de commentaire

federation_francaise_escrime_logoL’année démarre fort pour les équipes de France. De très bon augure pour la remontée des bleus dans la hierarchie mondiale ! Six mois après des championnats du monde plutôt réussis, les escrimeurs français confirment l’embellie entrevue à Budapest. Avec de très bonnes surprises chez les sabreuses en Coupe du Monde à Orléans avec la victoire par équipe contre le Japon.

Chez les hommes, c’était en Italie à Legnano qu’à eu lieu la fête : 5 français dans les 8 Ulrich Robeiri, Daniel Jerent, Jean Michel Lucenay, Alex Fava -vainqueur du champion du monde Novosjolov- et notre inusable ami franco-cubain Ivan Trevejo, finalement 3ème. Lucenay termine 2ème après sa victoire en demi sur Trevejo, et Jerent battu en demi par le sud-coréen Jung, signe le 3ème podium du week end ! Par équipes, les français (Jerent, Grumier, Lucenay, Robeiri) se classent 3ème.

Une semaine auparavant, les spécialistes du fleuret ouvraient le bal de la Coupe du Monde à Coubertin avec le Challenge International de Paris, qui a vu l’exploit d’Enzo Lefort, immense vainqueur du n°1 mondial Andrea Cassara en finale. Une journée du samedi marquée par les superbes matches de Maxime Pauty (battu de justesse 15-14 par Cassara) et de Julien Mertine, vainqueur au tableau de 32 contre le champion du monde Miles Chamley-Watson. Dimanche, emmenés par Lefort, Mertine, Le Péchoux & Cadot, les français, vainqueurs des égyptiens (eux même tombeurs surprise de l’Allemagne) et des USA en ½, échouent de peu face à des Italiens revenchards en finale (45-35). On a pu assister à des relais impressionnants de Baldini, Abouelkassem et Le Péchoux, qui ont porté leurs équipes respectives à bout de bras. Une édition inoubliable, après un passage 2013 en demi-teinte à la Halle Carpentie